Réflexion

Il fait partie de la famille.
Il a très vite grandi et il a rapidement pris la place du gardien de maison.
Suivant sa maîtresse n’importe où quand il était petit.
Maintenant qu’il avait pris de l’âge.
Il était un peu plus autonome et il lui arrivait de juste rester à la maison au lieu d’accompagner Aurore.

Elle dormait sur le canapé et il s’était posé sur elle.
Elle s’était assoupie dans cette position pendant qu’elle le caressait dans ses bras.

Il était alors resté comme ça en attendant que sa maitresse se réveille.

Alain, voulut la réveiller pour lui dire d’aller s’allonger dans son lit mais Ten’ se mit à grogner lorsqu’il approcha sa main pour atteindre Aurore.
Il recula tout de suite, ne voulant pas énerver le toutou qui faisait son poids de muscles et en terme de taille.

Alexandra rit.

— Il a raison, tu devrais la laisser se reposer encore un peu, elle ne gêne personne.
Dit elle en rassurant Alain.

Les grognements de Ten’ finirent par la sortir de son sommeil profond.
Elle le réprimanda.

— Ten ! On ne grogne pas sur la famille !
Dit elle sur le ton d’un sermont, elle leva le doigt pour appuyer ses dires.

Ten chouina une demie seconde et ses oreilles s’applatirent sur sa tête.

— Pardon Alain…
Bailla t-elle en se relevant.

— Non, t’en fais pas…

*

Aurore était rentrée chez ses parents après l’agression et elle avait fini par démissionner pour ne pas causer du tort au club.
Ses parents préféraient qu’elle reste encore quelques jours voir des semaines à la maison pour sa sécurité mais en réalité elle ne savait pas combien de temps ça allait durer.
Ten’ était aux anges de l’avoir plus souvent à la maison familiale. Il ne pouvait pas l’accompagner en ville pour pratiquement toutes ses sorties.
Elle en profita pour passer du temps avec lui, l’accompagner aux entrainements chez les parents de William.
Lui aussi fut content de la revoir.
Il eut une lueur d’espoir qu’ils se remettent ensemble.

— Je pense que je vais accepter la proposition de mon père…

Ils discutaient sur le terrain tout en regardant les chiens avec les parents de William.

— Tu veux pas qu’on aille en discuter dans ma chambre ?
— Non… je sais comment ça va finir si on est seul tous les deux… et je suis avec Vlad’. Je ne veux pas trahir sa confiance…
— Ah…
— C’est quoi ce soupir ?
— Je pensais que tu allais peut-être rompre avec lui si tu ne retournes pas en ville…
— C’est ce que je pensais aussi… mais il a insisté pour me rendre visite aussi souvent qu’il pourrait.
— Ça serait idiot de te laisser filer… il a raison…
— Ne fais pas cette tête…

William rangea une mèche derrière l’oreille d’Aurore et la regarda longuement.
Elle rougit instantanément.
Il sourit. De son sourire charmeur qui faisait fondre le coeur d’Aurore.

— Bon, tu disais que tu vas finalement écouter ton papa ? Ça veut dire qu’on se verra plus souvent ?
— Oui, en tout cas je continuerai d’accompagner Ten’ chez toi. Ça faisait si longtemps… maintenant que je suis rentrée, je vais pouvoir passer plus de temps avec lui aussi.
— Mes parents sont contents de te revoir aussi. Ils risquent de te proposer de rester manger à la maison.
— Merci, ça me fait plaisir !

Ses sentiments pour William étaient encore forts, elle ne s’en était pas rendue compte lorsqu’elle était loin mais maintenant qu’ils étaient réunis. Tout son corps lui criait qu’elle avait envie de lui, de l’embrasser, de le serrer dans ses bras, de le sentir contre elle.
Son esprit était parti loin et elle dut se reprendre pour revenir au présent.

Quant à William. Il aurait souhaité qu’avec Vlad cela ne marche pas, mais il ne pouvait pas le formuler. Il se sentait mal de souhaiter le malheur de quelqu’un. Mais il était extrêmement jaloux. Il s’en voulait de n’avoir pas lutté pour garder Aurore. Pour continuer à la voir.
C’était lui qui devait être à ses côtés. Et il le voyait dans les yeux d’Aurore, qu’elle aussi avait encore des sentiments pour lui. Sinon elle n’aurait pas refusé son offre d’aller dans sa chambre. Elle aussi en avait envie.
Il aurait souhaité forcer Vlad à la quitter mais il n’était pas de ce genre là.

— J’en ai pas encore parlé à mon père… je sais pas comment il va le prendre…
— De… Vlad ?
— Non ! De sa formation pour reprendre sa suite !
— Ah. Je pense qu’il va sauter de joie, ton père. Je peux même te l’assurer.
— Je sais pas si je serais à la hauteur de ses attentes…
— De quoi tu t’inquiètes ? Il va te former. C’est normal de ne pas réussir du premier coup !

 

2020.11.22

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