Carrelage [R-18]

Ses muscles saillants, sa carrure imposante.
Malgré son âge, il avait un corps en bonne forme dut à ses entraînements réguliers.
Il lui arrivait d’être parfois un peu bestial.
Profitant de sa corpulence pour surplomber sa femme.

Une journée érintante pour lui. Il n’avait pas vraiment eu le temps de souffler et il n’avait pas vu sa moitié durant son travail. Pas aujourd’hui.
Rentrant chez lui, il l’enlaça de toute sa force et de tout son poids sur le corps de sa bien aimée qui était venue l’accueillir dans l’entrée, après avoir entendu la porte s’ouvrir.

— Tout va bien… ?
S’inquiéta t-elle.

Il la serrait encore dans ses bras, le visage enfouit dans son cou.

— Laisse-moi rester encore un peu ainsi…
Murmura t-il dans le creu de son oreille. Un souffle rauque, tel un soupir.

— Est-ce que tu veux prendre une douche… avant de me raconter ta journée ?
Demanda t-elle, innocemment.

Il ne répondit pas tout de suite.

— Je n’ai pas encore pris la mienne.
Ajouta t-elle.

Il hocha sa tête et se décida enfin à la relâcher pour se diriger d’un pas sûr vers la salle de bain de leur chambre.

Elle esquissa un sourire moqueur et emboîta ses pas.
La maison était calme et les enfants ne semblaient pas être dans les parages. Tant bien même, cela ne les auraient pas dérangé, la demeure était assez grande pour qu’ils ne se marchent pas dessus.
Il s’était déjà déshabillé dans la salle de bain, attendant de mettre en route la douche à l’italienne.
Il y avait également une baignoire mais aujourd’hui il ne l’utiliserait pas.
Elle ferma la porte de leur chambre, au cas où quelqu’un viendrait les chercher, et rejoignit son époux.
Elle ferma la porte de la salle de bain derrière elle.
Même si quelqu’un venait, la personne se douterait qu’ils seraient occupés.
Elle se déshabilla presque aussi vite et passa devant lui pour enclencher l’eau chaude et commencer à se rincer, lui offrant en spectacle son corps presque aussi bien entretenu que le sien, malgré ses plusieurs grossesses. Elle était musclée sans avoir les épaules très larges. Son corps avait quelques marques et cicatrices du passé comme cette balafre sur le flanc droit qui ne partirait sans doute jamais et qui lui rappelait sa condition et sa fragilité.
Cela ne la rendait pas moins belle ni moins désirable aux yeux de son partenaire.
Elle restait une femme avec un certain charisme et avec son charme qu’elle exploitait à cet instant précis.
Elle attrapa un savon et une rose de bain qu’elle frotta sur les différentes parties de son anatomie, tout en lenteur et sensualité, en le regardant ou non dans les yeux.
Il en appréciait chaque seconde et resta figé un instant pour la contempler et savourer ce moment.
Il avait besoin de ça pour décompresser et penser à autre chose. Ses soucis s’étaient envolés provisoirement. Il ne pensait plus qu’à elle.
Il ne la fit pas attendre plus longtemps et se glissa près d’elle.

— Tu veux jouer à ça… ?
Dit-il, en la regardant de haut.

Il lui attrapa la main avec laquelle elle frottait et faisait mousser le savon. Il la collait de son corps nu, même si elle avait levé son visage pour le regarder dans les yeux, elle pouvait deviner et sentir son désir contre son corps et sa chaleur, les battements de son coeur.

— Je ne vois pas de quoi vous parlez, monsieur.
Repondit-elle, avec son sarcasme habituel.

Elle approcha ses lèvres des siennes, mais de la différence de taille, elle dut se mettre sur la pointe des pieds pour pouvoir l’embrasser sans qu’il ait à se baisser. Ce qu’il résultat qu’il l’attrapa par la taille contre lui, pour qu’elle ne glissa pas et ne se blesse pas sur le carrelage.
Elle dégagea doucement son poignet de son emprise pour atteindre le mitigeur et enclencher l’eau qui s’écoula au dessus d’eux et le surprit.

— Commencez donc par vous rincer.
Ajouta t-elle, le sourire aux lèvres.

Il l’aimait pour ça. Elle était la seule personne qui pouvait se permettre de s’adresser à lui de cette manière.
Il grogna pour la forme, maintenant trempé de la tête jusqu’aux pieds. Elle coupa le jet et passa ses mains sur les bras bien fermes de son mari. Avec le savon, d’abord, dans son dos, le bas du dos, puis les ramenant sur son torse, pour descendre plus bas dans son intimité.
Il ferma les yeux et se laissa faire, profitant de se faire savonner de manière assez douce et sensuelle.
Il ne pouvait pas cacher son érection et elle s’appliqua à bien le nettoyer dans tous les recoins.
Le prenant bien en main, elle massa la base comme ses testicules et elle passa ses doigts délicats sur chaque bourse pour ensuite remonter sur la hampe pour finir par le gland. Elle fit ce mouvement plusieurs fois pour s’assurer qu’elle n’avait rien oublié et pour également savourer les râles de plaisir qu’elle entendait de la bouche de son partenaire.
Il était bien doté par la nature, elle devait utiliser ses deux mains pour bien le masser. Elle lui jetait des regards de temps en temps pour revenir sur ce qu’elle faisait, admirant ce qu’elle avait sous ses yeux.
De belles veines bien apparantes traversaient son pénis montrant que son membre était bien irrigé en afflux sanguin.
Elle ne s’attarda pas plus que nécessaire à cet endroit et finit sa tâche en frottant ses cuisses et ses mollets, jusqu’à ses pieds.
Elle se releva pour attraper la rose de bain et le mousser.
Il rouvrit les yeux et prit son visage dans ses grandes mains pour l’embrasser langoureusement.
Ce fut à son tour de lui attraper le visage de ses deux mains qui paraîssaient petites aux côtés des siennes.

— Lavons-nous correctement.
Ordonna t-elle essoufflée. L’envie d’aller plus loin brûlait en elle mais la raison prit le dessus.

Il arbora un large sourire et acquiesça.
Il aimait cette part un peu autoritaire qu’elle avait, souvent raisonnable, plus que lui quant il s’agissait de pulsions à apaiser.
Ce fut son tour d’enclencher le ruissellement de la douche.
Elle poussa un cri de surprise et se mit à rire aux éclats.
Le jet d’eau froid devint rapidement tiède puis chaud à la bonne temperature, elle tourna sur elle-même pour se rincer entièrement, s’arrêtant dos à lui, elle recula pour se coller contre lui, et presser son membre entre ses fesses musclées.
Apres s’être tous les deux débarrassés de la mousse de savon sur leurs corps, il coupa le jet d’eau et attrapa sa femme par les hanches.
D’un mouvement de bassin, il bascula son pénis entre les cuisses de sa compagne, de sorte qu’il frotte sur ses lèvres inférieures et son clitoris.
Elle contracta et resserra ses jambes pour le garder contre sa peau.
Il balada ses mains sur ses abdominaux pour remonter jusqu’en dessous de sa poitrine.
Elle se cambra tout en balançant doucement ses fesses pour masser ce qu’elle maintenait entre et qui commençait tout doucement à être recouvert de sa cyprine.
Il recouvrit la gorge de sa femme de ses paumes pour incliner son visage et l’embrasser sur sa bouche.
Elle posa ses mains sur ses avant-bras, accompagnant son geste tout en le caressant.
Elle finit par se tourner vers lui pour lui faire face.

Elle arborait une toute autre expression maintenant.
Elle en demandait plus, la respiration plus haletante, elle semblait le supplier du regard.
Elle avait posé ses avant-bras sur ses épaules et ses mains jouaient avec les cheveux mi-longs et grisonnants de son compagnon. Elle s’amusait à plonger ses doigts jusqu’à la racine pour ensuite les refermer et tirer doucement dessus, ce qui avait une réaction immédiate. Il souriait et laissait échapper un autre râle de plaisir. Il aimait qu’elle lui rappelle qu’elle était aussi aux commandes.
Il avait dû retirer la partie basse de son anatomie de l’endroit chaud et humide, mais il n’avait pas fini.
Il écarta légèrement ses cuisses douces de sa main gauche pendant que sa main droite caressait sa joue qui s’était lovée dans sa paume.
De ses doigts qui se trouvaient maintenant pas loin de l’intimité de sa partenaire. Il posa cette paume contre son bas ventre, juste en dessous du nombril pour descendre et la carresser progressivement.
Ses doigts frôlèrent son clitoris pour continuer leur chemin. Il créa une ouverture pour promener un seul doigt sur les abords de son vagin.
Difficile de deviner si c’était l’eau ou l’humidité de son jus qui dégoulinait de sa fente. D’après sa pratique et la texture sur son épiderme, il pariait plutôt sur la seconde hypothèse.
Pour s’en assurer, il plongea jusqu’à sa phalange.
Son corps tout entier se crispa et elle se resserra sur son doigt.
Cela l’excitait de la voir réagir ainsi, être à sa merci en cet instant précis. Il lui procurait du plaisir et c’était exaltant.
Il ne s’arrêta pas là, il prit tout son temps pour faire des mouvements de va-et-vient en elle, puis il ajouta un second doigt. Elle ondulait au même rythme pour l’accompagner et accentuer ce bien être.
Ses joues étaient beaucoup plus roses, elle avait également fermé les yeux pour savourer ce délice que son mari lui offrait.

— Ne me laisse pas comme ça… je te veux en moi…
Finit-elle par haleter, rouvrant ses yeux et lui adressant un regard à la fois plein de désir et un peu autoritaire.

Elle arrêta de bouger et d’une main, elle attrapa la sienne pour la sommer de se retirer de là où elle se trouvait. Tout en le regardant dans les yeux.
Elle diminua la distance qui les séparait, ce qui n’était pas grand chose. Elle n’eut à faire qu’un pas pour que leurs corps se touchent et se collent l’un sur l’autre.
Elle l’empoigna de sa main libre.
Bien qu’elle l’ait délaissé pendant quelques minutes, il était encore gorgé d’un peu de sang, et elle le sentit durcir un peu plus fort entre ses doigts, lorsqu’elle le prit en main et qu’elle resserra son étreinte.
Elle avait levé sa tête pour pouvoir observer ses réactions, adaptant ses mouvements à ses expressions.

— Monsieur, je sens que vous êtes très tendu… nous allons nous occuper de ce problème de tension.
Dit-elle avec un sourire narquois, en l’empoignant un peu plus fort.

Elle avait libéré son autre main pour pouvoir masser ses testicules tout en le masturbant.
Elle pouvait sentir son liquide pré-séminal suinter de son urètre et recouvrir ses doigts d’une fine couche mi-gluante mi-fluide.

— Je veux bien voir ça… madame.
Repondit-il, avec le même sourire.

Il ceuillit le visage de sa femme de ses deux mains pour l’embrasser à nouveau. Leurs langues se caressaient et tournoyaient l’une sur l’autre.
Elle n’avait qu’une envie : s’empaler sur son membre, ce qui ne tarda pas.
Elle se colla encore plus fort contre son torse, sa poitrine s’écrasant sur ses pectoraux.
Elle inclina ce qu’elle tenait dans sa main pour l’enfourcher. Progressivement et lentement.
Savourant chaque millimètre et centimètre qui s’enfonçait et pénétrait en elle.

Dur de savoir qui désirait et attendait le plus ce moment.
Elle lâcha un soupir et il grogna et contracta ses muscles, elle ressentit sa poigne se resserrer sur elle.

— Accroche-toi.
Ordonna t-il, dans un râle.

Elle obéit immédiatement, passant ses bras autour de son cou.
Il la souleva et attrapa ses jambes.
Il plaqua le dos de sa compagne sur le mur carrelé de la douche pour avoir un point d’appui, ce qui la fit pousser un cri.
La surface froide la surprit et ils rirent tous les deux, ce qui ne dura pas longtemps.
Il donna un coup de hanche bref qui la rappela à l’ordre et à ce qu’ils faisaient.
Le gland de son pénis venait de taper dans le fond de son vagin ce qui la fit étouffer un gémissement.

Elle le laissa mener la danse.
Elle était à sa merci, de bonne volonté. Il semblait prendre son pied et c’était également agréable pour elle. Ils avaient une bonne insonorisation mais il ne fallait pas non plus abuser, elle fermait la bouche et se mordillait la lèvre pour éviter d’être trop bruyante.
Il avait une magnifique vue sur la pénétration et cela l’excitait encore plus.
Au bout de plusieurs longues minutes, elle lui suggéra de changer de position, en arrêtant son mouvement de hanche. Ils se connaissaient et lorsqu’elle changea d’attitude, il ralentit aussitôt sa cadence pour la poser délicatement, les pieds au sol.
Elle l’embrassa pour le remercier, juste au coin de ses lèvres, pour le titiller.
Et elle se retourna pour cette fois lui faire dos, et poser ses mains en appui sur le mur encore tiède grâce à son dos.
Il massa les flancs de sa femme avec ses grandes mains pour finir par lui empoigner les hanches et la positionner dans le bon angle, remontant un tout petit ses fesses, il fit entrer une nouvelle fois son membre en elle.
Cette fois-ci, elle était plus à l’aise pour contrôler la situation et elle contracta ses muscles fessiers et son périnée pour masser et serrer l’engin de son époux tout le long de sa visite intérieure.
Tout en douceur et en lenteur en premier lieu, puis elle y mit plus d’entrain, son fessier rencontrant les hanches de son partenaire de manière plus rapide et avec plus de force.
Il accorda son rythme pour que son membre atteigne bien le fond, à chaque coup de reins.
Les sensations le faisaient frissonner, tel un courant électrique parcourant son corps entier. C’était un délice, un supplice.

— Laisse-moi guider…
Souffla t-elle, après plusieurs minutes d’effort intense.

Il s’exécuta aussitôt, lâchant ses hanches pour rediriger ses mains et ses doigts vers sa poitrine et leurs sommets.
Elle gémit aux caresses qu’il effectuait sur ses mamelons, et il la sentit se resserer en bas, pendant qu’il était encore en elle, bien au chaud.
Il grogna en réponse, ce qui la fit échapper un doux son gourmant.
Elle ondulait et bougeait du bassin pour bien le masser avec ses paroies vaginales, ce qui était loin d’être désagréable pour elle.
Elle continua cet exercice pendant un moment, cherchant l’angle adéquat et le plus agréable pour elle.
Lorsqu’elle le trouva, elle sentit l’orgasme monter en elle. Cette succulente sensation l’envahit progressivement dans le bas ventre pour se libérer et elle sentit les spasmes incontrôlés de son périnée se resserrer autour de lui.
Il laissa échapper un soupir satisfait et ses mains rescendirent vers ses hanches tout en la caressant pour l’empoigner une nouvelle fois et ce fut à son tour de la dominer.
Cela ne dura pas très longtemps, il lui donna quelques coups de reins bien énergiques, et le dernier resta emboité en elle, bien au fond et il éjacula à l’intérieur, laissant sa semence l’envahir et la remplir.

Ils restèrent ainsi sans bouger pendant un court instant, reprenant leur souffle et le temps de reprendre leurs esprits. Il se retira le premier, encore à moitié dur. Son pénis était recouvert de mouille mélangé au sperme. Lorsqu’il se retira, le reste du liquide qu’il avait déposé dans sa femme coula de la fente bien gorgée de sang, pour dégouliner sur le sol de la douche et une partie trouva son chemin le long de sa jambe.

Elle se retourna pour lui faire face et l’enlacer en passant ses bras autour de son cou, collant à nouveau son corps et sa poitrine contre son torse.
Elle passa ses doigts dans ses cheveux et l’embrassa sur son cou et ses clavicules, ce qu’elle avait à portée de bouche sans se mettre sur la pointe des pieds.
Il l’embrassa sur le front et empoigna ses fesses, souriant.

— On est bon pour se relaver.
Dit-il, savourant l’instant de plénitude.

La seconde douche fut beaucoup plus rapide et ils eut fini en un rien de temps.
Elle se séchait les cheveux avec une serviette qu’elle frottait consciencieusement sur sa crinière, tout en penchant légèrement sa tête sur le côté.
Elle sortit de la salle de bain en laissant la porte ouverte pour aérer la pièce, ouvrant l’armoire dans la chambre pour choisir une culotte et un haut léger.
Il ramassa les vêtements sales au sol pour les mettre dans un bac à linge sale non loin, et la rejoint pour enfiler un boxer et un T-shirt moulant.
Au vu de sa carrure, très peu de haut ne lui moulait pas les muscles.
Elle posa sa serviette de cheveux sur un oreiller du lit et s’allongea dessus pour éviter de tremper les draps autour d’elle.

— Il nous reste un peu de temps…
Dit-elle, en soupirant et en lui jetant un regard.

Elle tapota à ses côtés pour qu’il vienne la rejoindre.
Il ne se fit pas prier.

— Pour un second round… ?
Demanda t-il avec un sourire narquois.

Elle lui donna une petite tape pour le rappeler à l’ordre.

— Pour que tu me racontes ta journée, gros bêta !

Il s’allongea sur le dos et elle se lova sur son torse.
Il lui raconta alors ses déboires de la journée.

Fatiguée de sa journée et bercée par la voix rauque et sensuelle de son mari, elle ferma les yeux et s’endormit.
Il la sentit partir au pays des songes, ses muscles se contracter et sa tête s’alourdir dans ses bras.
Il sourit, attendrit par son petit bout de femme.
Elle s’était offerte à lui pour lui changer les idées et il ne l’avait pas ménagée.
Il l’embrassa sur le haut de sa tête, sa chevelure cuivrée avait quelques fils d’argent qui la parsemaient.
Et il s’écarta pour la laisser dans le lit.
Cela la réveilla à peine, elle exprima son mécontentement lorsqu’il partit mais elle était dans un sommeil trop profond et trop agréable pour ouvrir les yeux. Elle resombra aussitôt.

— Repose-toi, je m’occupe du reste.
Lui murmura t-il. Caressant ses doux cheveux au passage.

— Hm… réveille-moi…
Répondit-elle, sans réussir à finir sa phrase, elle tendit la main vers lui sans arriver à l’attraper.

Il tira une petite couverture pour la recouvrir, et prit soin de refermer la porte de la chambre derrière lui lorsqu’il se rendit dans la salle.
Sa mauvaise humeur était passée et il se sentait d’attaque pour commencer à préparer le repas.
Il s’étira, les bras puis les doigts et se dirigea vers la cuisine.

Chris ne tarda pas à rentrer.
Il sentit la bonne odeur de nourriture dès qu’il mit les pieds dans l’entrée.
Voyant Gabriel seul, il s’enquit de leur femme.

— Alexandra n’est pas encore rentrée ?
Demanda t-il, tout en se déchaussant et retirant son manteau.

— Si, elle dort dans la chambre.
Repondit-il, en ne quittant pas des yeux sa préparation.

Il rangea ses affaires et passa voir de plus près ce que préparait son ami.

— Ça sent super bon ce que tu fais là… contrairement à moi…
Dit-il, en penchant légèrement sa tête au dessus de ses aisselles et faisant une grimace de dégout.

— Elle voulait que je la réveille mais elle a l’air d’avoir besoin de sommeil. Tu peux passer voir si elle dort encore si tu prends des affaires propres.
Il se retourna pour s’adresser à Chris, tout en continuant à mélanger et surveiller ce qu’il avait dans sa poêle d’un autre oeil.

Il ouvrit la porte tout en douceur et il la referma avec autant d’attention.
Elle était recroquevillée en boule dans la petite couverture et dormait comme un bébé, la bouche entrouverte, elle bavait à moitié sur la serviette qui était restée sous sa tête.
Il pouffa de rire, et se retint de faire plus de bruits en posant son poing devant sa bouche.
Effectivement, elle semblait avoir besoin de récupérer.

Il sortit de la chambre en emportant avec lui un change propre. Refermant lentement la porte derrière lui et marchant à pas feutrés.

— Elle dort encore, je n’ai pas osé la réveiller. J’emprunte la salle de bain des enfants.
Dit-il en traversant le salon, passant derrière Gabriel et se dirigeant vers la salle de bain au fond du couloir.

Il se déshabilla de ses vêtements imprégnés de sa sueur. Il retira l’élastique qui maintenait ses longs cheveux noirs et raides en queue de cheval.
Il pénétra dans la douche, et fit couler l’eau du pommeau sur sa peau ambrée.
Il n’était pas aussi imposant que Gabriel, mais il était grand et même si ses épaules étaient moins larges et ses mucles moins gonflés. Il était bien entretenu par son activité professionnelle et il avait un corps bien sculpté.

Il fut vite propre et habillé. Les cheveux lâchés et encore mouillés, il sortit avec une petite serviette autour du cou.

— Toujours pas réveillée ?
Demanda t-il en se séchant les pointes des cheveux.

Il avait enfilé un simple T-shirt et un pantalon en lin resserré à la taille, pour être à l’aise dans des vêtements confortables après sa journée.
Gabriel avait pratiquement fini de préparer le repas, il recouvra les poêles et casseroles pour réserver les plats et baissa la puissance de la plaque chauffante pour juste conserver la chaleur.

— Apparemment non, tu veux y aller ? Je vais envoyer un message aux enfants pour savoir s’ils rentrent pour le dîner…

Chris n’eut pas besoin de répondre, il se dirigea de nouveau dans leur chambre.
Elle était dans la même position qu’il l’avait laissée.

Il la réveilla en douceur. Il grimpa sur le lit à quatre pattes pour la surplomber.
Son poids sur le matelas la fit emmerger lentement de son sommeil.
Elle s’étira doucement, s’enfonçant sous le plaid pour se cacher.

— Bien dormi ?
— Trop… j’avais dit à Gabriel de me réveiller… il est quelle heure ?
— Bientôt l’heure de dîner.

Son visage était maintenant juste au dessus de celui d’Alexandra et il l’embrassa sur la commissure de ses lèvres.
Elle le regarda fixement, sans rien dire.

— Qu’est ce qu’il y a ?
Demanda t-il avec le sourire.

— Rien. J’adore quand tu as les cheveux lâchés, c’est tout.
Repondit-elle, en attrapant entre ses doigts quelques mèches et jouant avec ses pointes.

Elle lui rendit son sourire.

2020.07.14

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