Fourreau

Il retira ses vêtements un à un, en commençant par le haut.
Une fois qu’il fut torse nu, il commença à défaire sa ceinture, le tout en continuant de fixer la jeune fille.
Elle détourna le regard d’un air gêné et fixa le sol. Elle allait se lever et se déplacer, à peine elle se mit debout pour quitter la pièce, une main la saisit par l’épaule. Elle se figea net, c’était une main chaude grande et forte qui l’empoigna.
L’homme n’avait que défait sa ceinture. Son pantalon encore sur lui, à moitié ouvert qui laissait entrevoir son sous-vêtement.
Il la poussa sur le lit.
Ne possédant aucune force qui puisse rivaliser contre celle d’un homme, elle ne put que suivre le mouvement.
La main gauche de l’homme était sur le poignet droite de la fille, et sa main droite toujours sur son épaule.
Elle ne comprit pas ce qui lui arrivait.
Elle fixa de ses grands yeux, un peu surprise, l’homme.
Sur son torse et tout son corps on pouvait apercevoir de nombreuses cicatrices.
Son regard changea et elle le regarda normalement, comme si elle attendait son sort.
Il continuait à la regarder d’un air observateur et neutre.
Il s’abaissa sur le visage de la fille, tourna sa tête vers son cou, la lécha et l’embrassa.
Elle fut surprise. C’étaient des sensations bizarres qu’elle ne connaissait pas encore. Elle garda son sang froid et ne réagit pas plus.
Sa respiration dans le cou lui donnait des frissons.
Il lâcha son épaule et passa sa main, sous sa jupe en la caressant, tout le long de sa cuisse.
Il chercha la sangle, qui se trouvait à l’intérieur de sa cuisse et la détacha et récupéra l’épée dans son fourreau.
Il tint le tout par la sangle.

Dès qu’elle vit que son couteau avait été pris, elle paniqua, non pas parce que c’était son seul moyen de défense, mais parce que c’était le présent de son frère.
Elle tendit sa main gauche pour la récupérer.

Il la regarda, en pensant qu’elle voulait la récupérer pour l’attaquer.
Il sortit l’épée de son fourreau, en prenant soin de l’examiner.
C’était une lame d’une très bonne facture. Des questions surgirent dans sa tête. Que faisait-elle avec une telle lame sur elle ? Faisait elle partie d’une bonne famille, ou d’une famille d’orfèvres qualifiés ?
Les ornements sur le fourreau lui étaient inconnus. Était-ce un ornement royal ?
Il retourna la lame contre son possesseur.
Elle se figea.
Elle ferma les yeux en attendant sa sentence.
Il fut étonne de sa réaction, rangea la lame dans son fourreau et posa tout cela sur la table.
Il s’assit à côté sur le lit, à sa gauche et baissa son regard sur elle.
D’un ton neutre, il lui demanda.

— Où as-tu eu cette épée ?

*

Ce soir là, Alexandre était entré dans sa chambre en panique, il la réveilla et lui fit comprendre que cet endroit allait devenir dangereux. Il l’habilla d’une cape à capuche pour lui tenir assez chaud et la cacher.
Son frère l’avait portée et courait vers une sortie secrète. Il était essouflé et précipité. Il jetait des regards en arrière de temps en temps.
Arrivé à la sortie il courut jusqu’à la route, un marchand passait justement par là. Il l’arrêta, et lui demanda s’il pouvait prendre sa soeur, et l’emmener à sa prochaine destination.
Le vieux marchand accepta sans condition.
C’était un viel homme à l’air sympathique et sans problème.

— Ne pose pas de question, attends à la prochaine ville sagement. Je viendrai te chercher. Promis.
Dit-il d’un air rassurant.

Il posa un baiser sur le front de sa soeur.
Il souleva un pans de sa robe et attacha une sangle qui contenait un fourreau et une lame à sa cuisse.

— Garde la précieusement et n’hésite pas à l’utiliser si besoin est.

Il l’enlaca une dernière fois, et la mis dans la voiture.

2012.3.4

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