Élément

Il l’attaqua de plein fouet. Il me projeta à terre, loin de lui, juste avant l’attaque.
L’homme à la cape utilisait des flammes noires. De son côté, il tentait de se créer une protection avec ses flammes rouges.
Ils étaient pratiquement à égalité.
L’homme en noir dégaina alors son épée. Je savais que son plus grand point faible était les attaques au corps à corps. Il recula, il fallait que j’intervienne.
Ça allait mal finir pour lui.
Il le coupa de toutes parts, j’essayais de limiter les dégâts avec mon élément : la terre qui pouvait servir de bouclier, mais il était trop rapide.

— Ne te mêle pas de ça !

Il visa son cou, mon élément empêcha le pire.
Sur les nerfs, il visa alors le torse, le coeur. J’intervins encore une fois, mais il était trop fort, son épée transperça mon mur de terre, la trajectoire fut un peu déviée. L’épée atteignit seulement le torse.
Il bougeait avec de la peine, il était à terre, perdant beaucoup de sang.
Je courus vers lui, m’interposant.
Bien qu’il me disait de m’enfuir, je ne pouvais me résoudre à l’abandonner.

— Que voulez-vous ?!

Il rit. J’en profitais pour dresser un mur de terre et l’aidant à se relever nous tentâmes de nous enfuir, un cheval vint vers nous, je l’aidais à monter dessus.
J’indiquais au cheval le chemin de l’école. Moi. Je pouvais courir.
C’était trop étrange. Plus personne ne me suivait, je jetais un regard derrière moi en courant. Je me suis heurtée à quelque chose, quelque chose de chaud.
Prise de surprise, c’était cet homme en noir.
Il m’attrapa par la main.

— Tu me cherchais ?
Dit-il d’une voix suave.

Je me débattais. Il était trop fort.

— Je n’arrive pas à croire que tu m’aies oublié. Depuis que tu m’as quitté, je n’ai pas cessé de penser à toi. Sache que je ne te laisserai plus jamais partir.

Son souffle dans ma nuque et sa voix au creux de mon oreille.

— Détruit ma maison, tenté de me tuer. Jamais on ne m’a traité de la sorte, je devrais te torturer jusqu’à la mort pour un tel acte, mais étrangement, je ne t’en veux pas. Tu es unique. De toutes les filles que j’ai pu fréquenter, aucune n’est comparable à toi.

Il continuait de parler, mais je ne comprenais pas où il voulait en venir, ni de quoi il parlait, il se parlait à lui-même ?
Il s’approchait de plus en plus de moi. Son visage dans mon cou. Sa respiration.
Ça me rappelait quelque chose, mais je ne sais quoi. Des images me venaient en tête. Que m’arrivait-il ?

2010.10.15

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