Explosion

Le temps passé au château de Gabriel était finalement pas si désagréable.
Elle avait commencé à apprécier cet endroit, ces gens, et même commencé par avoir ses petites habitudes.
Chris l’accompagnait toujours, il était plutôt agréable de pouvoir passer du temps avec lui sans avoir son père sur le dos. Elle était un peu pudique de ses relations privées et chez Gabriel, elle pouvait profiter de passer du temps intimement avec Chris, tout en restant discrète en public.
Le personnel se doutait de quelque chose mais n’osait pas en parler.

Gabriel lui avait conseillé vivement de se former chez lui. Il avait des combattants et professeurs qui pouvaient l’encadrer pour qu’elle s’améliore, de plus il avait senti son potentiel en magie inexploité.
Il avait de très bons mages dans son domaine qui pouvaient lui servir d’enseignants.

Alexandra accepta après réflexion. Il avait raison.
Elle était à peu près au même niveau que les meilleurs combattants dans son propre domaine, et elle savait qu’en terme de magie, personne n’avait pu l’encadrer correctement pour cet apprentissage. Son père étant trop pris par son emploi du temps.
Elle ne maitrisait qu’une infime partie de sa réserve de potentiel, ce qui était déjà pas mal mais pas assez pour se défendre convenable ou attaquer quelqu’un.
À vrai dire, elle en avait peur. Elle se souvenait de son utilisation inconsciente lorsqu’elle était plus jeune, c’était dangereux. Ses pouvoirs se manifestaient lorsqu’elle perdait le contrôle de ses émotions.
Depuis qu’elle était près de son père, qu’elle l’avait rejoint, elle n’avait pas été confrontée à des situations fortes de colère.
Son père avait essayé de la protéger du reste.

Elle avait accepté, timidement.
L’offre généreuse de Gabriel de la laisser étudier le combat et la magie chez lui, un peu craintive, de peur d’être une gêne, de mal se comporter, mais surtout d’être seule et livrée à elle-même.

Chris l’avait épaulée et lui avait assurée d’être à ses côtés. C’était son sermant et il voulait assurer également sa sécurité.
L’autre prétexte, étant que cet entraînement et formation ne pouvaient pas non plus lui faire de mal.
Son égo en avait pris un coup lorsqu’il l’avait vue rapidement progresser et se retrouver coude à coude avec elle en terme de niveau. Elle avait lentement mais assurément réussi à le dépasser en force et en capacité de combat, elle ne s’en était peut-être pas rendue compte, mais il était de moins en moins en position de la protéger.
Elle avait la tête dure et forte, elle essayait de se positioner pour le protéger, quelque soit sa force.

Ainsi, ils se retrouvaient à dormir dans le même lit, encore une nouvelle fois, chez Gabriel.
Gabriel n’avait aucune raison de les en empêcher et il avait eu une discussion avec Chris concernant cette relation. Il était au courant mais laissait volontairement planer le doute. Il était plus pratique qu’ils dorment dans la même chambre pour assurer sa sécurité.
C’était la raison officielle.

Alexandra dormait à poings fermés, aux côtés de Chris. Collée légèrement contre lui, elle était aux pays des songes.
Les journées étaient remplies, même si cela pouvait s’apparenter à des vacances, elle était occupée une majeure partie de son temps à être sur le terrain, Chris l’accompagnant et profitant des enseignements.
L’autre partie du temps, lorsque la météo ne leur permettait pas de pratiquer en extérieur, les leçons de magie prenaient place et elle apprit à ses dépends à quel point la pratique des arcanes était gourmande en énergie. Ce sont ses professeurs qui furent surpris et impressionnés par son énorme réservoir magique, ils le gardèrent pour eux, parce qu’à ses yeux, elle ne se rendait pas compte de son potentiel, elle ne voyait que sa faiblesse à ne pas réussir à maîtriser cet art.
Chris ne possédait aucune prédisposition à la magie, il ne pouvait qu’observer et admirer.

Cette nuit là, Chris sentit un danger, son sommeil était plus léger et il avait moins besoin de se reposer.
Une présence avait pénétré la barrière.
Ce n’était pas sa barrière magique mais il sentit la différence de l’intrusion. Ils étaient plusieurs.
Alexandra s’était écroulée de fatigue et rien ne semblait perturber son sommeil, la tête bien enfoncée dans l’oreiller, la bouche ouverte, allongée sur le ventre. Chris dut se résoudre à la réveiller.
Une main la secouant gentiment sur son dos, il essaya d’y aller le plus doucement possible pour qu’elle ne panique pas.

— Hmm… ?
Gémit-elle, au bout de quelques minutes.

Il n’eut aucun besoin de lui expliquer la situation, à peine elle émergea de son sommeil qu’elle percut le danger. Quelque chose n’allait pas.
Elle ouvrit aussitôt ses yeux, et se tourna vers Chris.
Ils s’échangèrent le temps d’un regard qu’ils surent quoi faire.
Chris dormait avec un marcel et un simple caleçon, tandis qu’Alexandra portait ce jour-ci une robe longue aux bretelles fines sans aucun sous-vêtements.
Ils n’avaient pas le temps de faire de chichis sur leur tenue.
La lumière étant éteinte, ils n’étaient éclairés que par une faible lueur de lune qui s’infiltrait entre les longs et épais rideaux des immenses fenêtres.
Ils sautèrent silencieusement en dehors du lit, et se dirigèrent vers la porte pour quitter la chambre.
Avant de l’ouvrir, ils chuchotèrent quelques mots.

— Gabriel est en danger. Je sens qu’ils sont plusieurs à avoir pénétré le bouclier.
— Fais attention, ne te précipite pas.
— Je sais, je te laisse prévenir les autres s’ils ne sont pas déjà au courant, je m’occupe de Gabriel. J’ai un très mauvais pressentiment.
— Ok, mais pas de risques inutiles, compris ? On se retrouve le plus vite possible.
— T’inquiète, je risque rien, toi aussi fais attention !

Ils ouvrirent la porte lentement en prenant soin de vérifier que personne n’était dans le couloir.
Ils sortirent sans un bruit et refermerent derrière eux. Ils avaient pris soin de refaire le lit en cachant les oreillers sous la couverture pour leurrer les ennemis s’ils venaient vérifier.
La moindre seconde gagnée était utile.
Avant de se séparer, ils n’urent pas besoin de se dire plus. Ils se faisaient confiance.
Chris partit dans une direction, et Alexandra prit l’autre, se dirigeant vers la chambre personnelle de Gabriel. Il faisait nuit et les luminaires dans le couloir étaient en basse consommation, un faible halo s’en dégageait pour éclairer juste suffisament les lieux sans éblouir les nocturnes.

Elle courait pieds nus sur la moquette luxueuse qui étouffait ses pas. La chambre n’était pas loin.
Arrivée devant la porte, elle hésita.
Les couloirs étaient encore vides mais elle sentait le danger tout autour, à l’extérieur mais les présences se rapprochaient.
Peut-être même qu’il y avait un intrus dans la chambre, déjà.
Elle se positionna sur le côté, et frappa à la porte, en tâchant de ne pas rester devant.
La porte s’entrouvit seulement.
Elle était du côté des gonds et elle ne réussit pas à voir s’il y avait quelqu’un à l’intérieur.
Elle poussa la porte pour l’ouvrir tout en restant à couvert.
La faible lumière du couloir ne permettait pas de voir correctement dans la chambre même avec la porte grande ouverte.
Alexandra trouva beaucoup trop dangereux d’entrer dans la pièce, elle n’eut pas le temps de réagir ni de réflechir à une alternative.

Quelqu’un en sortit et elle se mit tout de suite sur ses gardes, prête à se défendre ou attaquer.
La personne se jeta sur elle. Elle réussit à éviter de peu, mais elle fut attrapée par ses vêtements et ils se retrouvèrent à terre, elle essaya de garder le contrôle et se dégagea pour se retrouver sur la personne, qui était très imposante, ce détail aurait dû lui mettre la puce à l’oreille.
Elle se retrouva sur le dos, les mains bloquées.
La vision du monde cessa de bouger et le souffle court, elle eut le temps de le reconnaître.

— Gabriel ?!
— Alexandra ??

S’exclamèrent-ils en chuchotant, en même temps

— Tu fous quoi ici ?!
— J’étais… je. Tu vas bien ?
— Comme tu peux le voir.
— Est-ce que… tu peux me relâcher… ?

Gêné, il lâcha son emprise et l’aida à se relever d’un seul geste.

— Ca va pas de venir comme ça… ?!

Ils continuaient de chuchoter, les lumières valsaient légèrement dans le couloir, projetant en partie leur ombre sur les murs et le sol.
Il referma la porte de sa chambre et posa ses mains sur la tête, comme s’il avait une énorme migraine.
Alexandra se massa les poignets et remit sa robe en place.

— Tu…
S’inquièta t-elle, en cherchant son regard.

— Si tu es là… c’est que tu as senti le danger ?
— Oui… Chris est parti réveiller les autres.
— Bien… par contre… toi… ! Tu ne devrais pas être ici !
— Comment ça ?! Je suis venue voir si tu étais en danger ! Ils en ont après toi, c’est certain !
— Raison de plus ! Tu devrais être avec Chris.
— Il n’a pas besoin de moi, et tu devrais me remercier, je suis venue t’aider.
— Super…

Il leva les yeux aux ciel.

— On a pas mieux à faire à part s’engueuler… ?!
Demanda t-elle, en soupirant.

— … Tu as raison. Puisque tu es là… allons-y.
— Où ça… ?
— On va les déloger de leur cachette. Je vais leur faire regretter d’avoir osé franchir ma barrière.

Il se mit à marcher puis à courir.
Un T-shirt à manches courtes foncé, avec un pantalon long et léger, il était pieds nus comme elle.
Il sentait leur présence faiblement, mais il savait qu’ils étaient proches, il ne savait plus si c’était lui qui cherchait à les traquer ou l’inverse.
Elle ressentait vaguement leur présence mais elle avait senti cette inquiétude, le danger se rapprochait et elle n’aimait pas ça. Elle essayait de garder une certaine proximité avec Gabriel pour pouvoir le protéger.
Il savait qu’elle avait ressenti la même chose. Ils étaient en train de perdre le contrôle de la situation.

Il attrapa Alexandra à une intersection et la força à le suivre. Tout se déroula rapidement.
Il la serra entre ses bras et se rangea dans un renfoncement de mur à l’intersection du couloir.
Faisant apparaître un bouclier autour d’eux.
Ils étaient dans l’ombre et personne ne pouvait les voir.
Le bouclier permettait d’effacer leur présence.
Il posa sa paume sur la bouche d’Alexandra, faisant attention à ne pas l’empêcher de respirer.
L’effet fut immédiat.
Des silhouettes apparurent dans le couloir, à leur recherche.
Ils ne prononcèrent pas grand mots et ils repartirent aussitôt.
Ils purent deviner leur présence s’éloigner et s’estomper.
Il retira sa main.

— Excuse moi, ça va ?

Elle hocha la tête sans oser prononcer le moindre mot.

— ils sont collants… je voulais m’assurer de combien ils étaient avant de nous dévoiler.

Elle acquiesça silencieuse.
Il l’avait serrée tellement fort entre ses bras, elle avait sentit son coeur battre contre son corps.

— Ils vont le regretter. S’ils me cherchent, ils vont me trouver…
— Hors de question que tu y ailles seul. Je viens t’aider.
— Ok… c’est vrai que tu as fais des progrès, j’ai vu de mes propres yeux. Il est possible que j’ai besoin d’une petite assitance…

— … On va dire ça…
Dit-elle boudeuse.

Il avait l’art et les mots de la contrarier.
Il sourit.

Il choisit un endroit plus avantageux pour lui pour les faire apparaître. Une embuscade inversée.
Ils était nombreux mais pas autant qu’il ne le pensait.
Les autres gardes furent attirés au même endroit par le chahut, Chris observait de loin, et ils interviendraient lorsque cela serait nécessaire.
Lorsqu’ils virent les intrus griller leur couverture et leur cachette, ils se précipitèrent pour les mettre hors d’état de nuire.
Laissant que ceux qui étaient assez forts pour se mesurer directement à Gabriel.

Alexandra était cachée dans le décor et sous des feuillages, et elle apparut lorsqu’on chercha à toucher Gabriel. Elle couvrait ses arrières.
Les ennemis s’échangèrent un regard complice et entendu avant de se disperser.
Ils se rendaient compte que leurs coéquipiers étaient en train de se faire prendre chacun leur tour.

Gabriel avait l’avantage, ce n’était qu’une question de temps avant de les débusquer.
Quelque chose le dérangeait.
Ils n’avaient pas été très violents, ni très forts, ils étaient sur la défensive et très prudents.
Depuis le début, Alexandra avait été à ses côtés, elle avait fait de son mieux pour le protéger, couvrant ses arrières, et il pensait qu’elle avait joué un rôle important pour qu’il n’ait ressenti aucune difficulté lors des combats, mais un pressentiment lui faisait penser que c’était beaucoup trop simple.
Il se doutait que même sans l’aide d’Alexandra, il s’en sortirait sans encombre.

Quelque chose d’étrange ne collait pas, ils avaient cherché à les séparer mais ils avaient su rester groupés. Ceci semblait cohérent, mais si, si en réalité les ennemis en avaient après elle et pas lui ?
Cela semblait annodin, pour quelle raison ils auraient cherché à attaquer Alexandra plutôt que lui ?
Non, ils visaient bel et bien Gabriel, alors pourquoi n’étaient-ils pas plus virulents dans leurs attaques ?
Comme s’ils cherchaient à jauger sa force.
Il se faisait peut-être des idées. Il réfléchissait peut-être trop. Il devait rester concentré.

Ses gardes cherchaient déjà les cachettes potentielles des ennemis.
Une autre attaque surprise survint.
De la fumée envahit les alentours, une couche de poussière, Gabriel avait invoqué une bulle barrière pour s’en protéger, Alexandra en avait fait de même.
Cependant, elle n’avait pas réagit à temps, une infime partie avait été inhalée.
Elle bloqua sa respiration aussitôt, elle devait quitter cette zone.
Gabriel la vit et comprit, elle dut s’éloigner de lui, rejoignant un espace proche de Chris et des autres, même s’ils étaient loin.

Elle put annuler son bouclier et respirer de l’air pur.
Elle savait que cette fumée n’était pas bonne pour elle, son côté humain ne la supportait pas. C’était une faiblesse sur laquelle elle n’avait aucune main prise.
Après avoir repris son souffle, elle était isolée de Gabriel et elle ne l’apercevait presque plus à cause de la fumée restante autour de lui. Cela ne faisait que lui gêner la vue mais c’était déjà assez embêtant.
Elle rageait intérieurement. Elle ne pouvait rien faire pour l’aider dans l’état actuel des choses.
Elle utilisa sa magie, elle essaya de se concentrer pour repousser et souffler la zone de fumée.

Gabriel était resté aux aguets, attendant une offensive de la part des ennemis.
S’il était le seul ciblé par le danger, il était rassuré qu’Alexandra soit à l’écart.
Il vit la fumée se dissiper lentement, elle se faisait déplacer dans une direction. Il crut apercevoir Alexandra effectuer cette action. Il avait encore son champ de protection d’actif et il ne pouvait pas lancer un autre sort en simultané. La magie avait ses limites de concentration.

Elle se concentra pour effectuer cette manoeuvre, à peine elle commença qu’elle vit plusieurs silhouettes lui foncer dessus.
Cela l’arrêta net, elle se positionna en mode défense, la fumée qu’elle tentait de dissiper reprit sa place et la bulle de protection de Gabriel qu’elle avait commencé à apercevoir, disparut progressivement à nouveau dans cette épaisse poussière.

Ils étaient trois à foncer sur Alexandra.
Elle fut surprise mais elle réussit à les maîtriser en s’aidant de sa magie, elle avait réussit à les mettre à terre un à un, puis elle mit en application ce qu’elle avait appris lors de ses cours. Un amas de terre qu’elle réussit à former et utiliser pour bloquer ses adversaires au sol, au cas où ils tenteraient de se relever.

Gabriel avait vu les ombres et il comptait retirer son bouclier pour directement aller aider Alexandra, mais il fut intercepté.
Quelqu’un l’attaqua au moment où il décida de bouger.
Il dut se défendre et contre-attaquer, et cela lui fit perdre un certain temps.
Il réussit enfin à faire reculer son adversaire et il put se diriger vers Alexandra.
Il en était presque persuaé, on en avait pas après lui. C’était bien Alexandra la cible.
Il craignait le pire.
Lorsqu’il la vit debout, sur ses gardes mais ayant triomphé des trois intrus, il dut reconnaitre qu’elle se débrouillait bien.
Il relâcha un peu ses craintes.

Alexandra fut également rassurée de voir qu’il allait bien. Elle lui fit des gestes avec les mains pour le saluer et lui montrer sa bonne humeur.
Trop tôt.
L’adversaire qu’il avait éloigné, revint vers eux à toute vitesse, et il se déplaça pour arriver par derrière Alexandra, elle n’avait pas eu le temps de le voir.
Il lança la même fumée sauf qu’elle fut plus discrète, rasant le sol, elle ne remarqua pas sa présence, lorsqu’elle en eut conscience, la fumée l’entourait déjà et sa bulle de protection qu’elle invoqua ne fit que la piéger.

Gabriel vit trop tard la stratégie de l’ennemi.
Tout se déroula trop vite devant ses yeux elle était trop loin et il n’aurait rien pu faire.
Lorsque la fumée fut dissipée, il était déjà trop tard.

Elle respira cette fumée qu’elle savait toxique pour elle.
Elle avait été piégée parce q’elle avait été distraite, baissant sa garde trop rapidement, elle avait été rassurée en voyant Gabriel réapparaître devant ses yeux. Elle ne s’était pas doutée que le combat était loin d’être fini.
Et maintenant, elle était dans sa propre bulle de protection, enfermée avec cette fumée qui était en train d’occuper l’espace. Elle n’avait pas d’échappatoire. C’était soit elle annulait son bouclier, sa bulle, en courant le risque d’être en plein dans la purée de pois, sans souffle. Soit elle restait dans sa propre prison.
L’ennemi la connaissait, ils savaient sa faiblesse, qu’elle était en partie humaine. Ce n’était pas normal.
Il était maintenant trop tard pour réfléchir, l’air lui manquait, elle devait prendre une décision rapidement
Même si c’était risqué, elle retira son bouclier et elle essaya de sortir de là. Elle devait se rapprocher de Gabriel tout en ignorant où il était.
Elle sentait sa présence mais elle n’avait aucune idée de sa position exacte.
Elle avait sous-estimé l’air, et elle respira plus de fumée qu’elle ne le crut, et elle ne se doutait pas de l’effet néfaste que cela aurait sur elle.
Elle toussa, beaucoup trop, et à chaque quinte elle aggravait son cas en inhalant une autre gorgée de fumée.
Elle pensait qu’elle pourrait faire quelques mètres, elle avait été trop optimiste. Même en utilisant sa magie pour tenter de dissiper la trainée autour d’elle, elle ne pouvait pas continuer.
Elle se sentait perdre le contrôle, elle n’arrivait plus à penser, ni à bouger, ses forces la quittait, elle était comme anesthésiée.
Elle s’écroula sur le sol. Elle sentit son corps tomber lentement, presque flotter, elle n’eut pas mal.

La fumée se dissipa presque aussitôt.
Ce qu’elle pensait durer des minutes ne dura en réalité que quelques secondes.

Gabriel fit au plus vite pour arriver aux côtés d’Alexandra mais il la vit s’écrouler au sol, la fumée était partie comme elle était arrivée.
Et l’ennemi était là, à côté d’elle, il regarda Gabriel dans les yeux. Ils n’était qu’à quelques mètres l’un de l’autre.
Il semblait lui dire de ne rien tenter parce qu’il tenait Alexandra, mais il en avait aucune envie. Tout ce qu’il voulait c’était le détruire.

L’intrus comprit rapidement que le chantage ne marcherait pas, il attrapa Alexandra comme un vulgaire sac à viande, sous son bras, et s’en alla aussitôt, sans demander de restes.
Il savait qu’il devait profiter de sa rapidité pour fuir avec l’objet de sa venue. Si jamais Gabriel l’attrapait, il préférait ne pas y penser.

Gabriel se mit à le courser mais il n’était pas tout seul. Les autres ennemis se mirent sur son chemin pour le ralentir et rapidement, il ne put plus continuer et il perdit la trace des ravisseurs.

Gabriel était fou de rage.
Chris et ses gardes n’avaient rien pu faire, ils étaient occupés à d’autres endroits. La stratégie adverse avait réussi.
Lorsqu’ils s’enfuirent tous, laissant Gabriel et tous les autres sans aucune alternative pour avoir une trace de leur provenance.
Il préféra s’isoler, il ne dit aucun mot et s’en alla.

Ses gardes baissèrent tous la tête et savaient qu’il n’était pas de bonne humeur, ils avaient honte de n’avoir pas pu défendre convenablement leur domaine.

Chris ne savait pas comment réagir.
Il n’arrivait pas à croire qu’ils avaient réussi à enlever Alexandra. Il aurait pu s’énerver contre Gabriel, il aurait dû. C’était sa responsabilité de la protéger pendant qu’il était ailleurs, à essayer de défendre ses lieux.
Les autres gardes lui firent comprendre qu’il ne fallait mieux pas qu’il intervienne ni ne fasse quoi que ce soit maintenant. Gabriel n’était pas dans son état habituel et il était déconseillé voir dangeureux de le confronter à ce moment.
Chris ne pouvait pas rester les bras croisés.
Il ne frappa même pas à la porte, il l’enfonça et Gabriel la referma derrière lui en claquant.
Les gardes étaient effrayés de ce qu’il pourrait se passer dans le bureau.
Chris ne savait pas par quoi commencer à parler, tellement il était sur les nerfs.
Etait-il énervé ou inquiet ? Qu’avaient-ils comme solution pour la retrouver ?
Comment cela faisait-il qu’il avait pu laisser s’enfuir le ravisseur ?

— Je vous faisais confiance !
Finit-il par dire. Les poings serrés, il attendait une réponse.

Gabriel lui tournait le dos et semblait plus que tendu.

— Tu ne me parles pas sur ce ton !
Hurla t-il, en tapant son poing contre la table, faisant trempler tout ce qui se trouvait au dessus.

Il pointa du doigt Chris de son autre main.

— Vous allez faire quoi ?!
Provoqua Chris.

Un rire moqueur dans sa voix, et nerveux.
Qu’avait-il à risquer, après tout ?

— Je pourrais te détruire, ne fais pas le malin avec moi…
La voix de Gabriel grondait.

— Est-ce que ça va ramener Alexandra ?

Gabriel l’empoigna par le cou, et Chris se laissa faire.
Voyant qu’il ne cherchait pas à se défendre plus que nécessaire, Gabriel le relâcha et lui fit de nouveau dos.
Les mains dans ses cheveux, il semblait désorienté.

— Ca ne devait pas se passer comme ça… !!!

De colère, il envoya valser les documents sur son bureau.
Chris l’avait rarement vu perdre contrôle ainsi.
Cela lui fit de la peine et il regretta son comportement.
Après tout, ils étaient sur le même bateau. Il était autant désemparé. Qu’allaient-ils faire d’Alexandra ?!

— Si c’est pour te moquer de moi, tu peux t’en aller…

Gabriel se laissa tomber dans son fauteuil, une main sur son visage, en pleine réflexion profonde. On entendait le désespoir dans sa voix.
Chris s’asseya dans une chaise en face du bureau, et baissa la tête.

— Non… on est dans la même équipe. Je veux partir à la rechercher d’Alexandra. Est-ce qu’on sait qui ils étaient ? Quelle est leur planque ? Je vais leur faire regretter d’être venus au monde.

Gabriel rit nerveusement, se moquant doucement de Chris.

— Qu’est-ce qu’il y a de si drôle.. ?
Demanda Chris, perturbé.

— Si c’était aussi simple, je serais déjà en train de les faire disparaître de la surface du globe. Je n’ai aucune information sur eux, ils ont brouillé toutes les pistes remontant jusqu’à eux… ils ont réussi…
— Pourquoi elle ? Quel est leur but ?!
— Qu’est-ce que j’en sais ?! Je ne savais même pas qu’il la visait avant qu’ils ne la séparent de moi !

Le ton entre les deux hommes montait et cela ne faisait pas avancer leur enquête.

— Qu’est-ce qu’on va faire… ?
Finit par demander Chris, à son tour avec les mains dans ses cheveux.

Le visage fixant le sol comme s’il espérait qu’une réponse miracle apparaisse devant ses yeux.

— Je ne sais pas… son père va me tuer, je dois le prévenir…

Chris déglutit et se trouva chanceux que ce fut pas de sa responsabilité de lui en informer. Cependant il savait que cela lui retomberait également dessus.
À quoi servait-il s’il ne pouvait pas la protéger alors que c’était la raison première de sa présence ici ?

— Certains de mes pisteurs sont en train d’essayer de récupérer le maximum d’indices sur le chemin qu’ils ont emprunté avant de perdre leurs traces… je n’y crois pas trop, mais au moins on aura tout mis en oeuvre…

Gabriel était tellement desespéré, Chris eut pitié.
Il essaya de le réconforter.

— On va la retrouver…
Dit-il, pour se convaincre lui-même, également.

*

La quantité de fumée qu’elle avait respiré aurait pu lui être mortelle, mais l’ennemi savait ce qu’il faisait.
Il avait fait exprès de lui en laisser respirer juste assez avant de dissiper le gaz nocif. Juste pour qu’elle perde connaissance.
Il l’avait ramassée et s’était enfuit aussi vite que possible.
C’était leur but. Ils devaient la récupérer et ne pas chercher à se battre parce qu’ils n’avaient pas la force de frappe nécessaire pour les maîtriser. C’était un risque inutile.

Lorsqu’il fut assez éloigné et que les autres qui faisaient diversion réussirent à les rejoindre. Ils s’arrêtèrent dans une clairière.
Il attacha la jeune fille pour l’empêcher de se mouvoir si elle se réveillait, et également pour l’empêcher de crier. Ses yeux furent bandés pour qu’elle ne sache pas où elle se trouve.

— T’es sûr c’est nécessaire, ça ?
— Ne la sous-estime pas, tu l’as pas vue en train de se battre, toi.

Ils ne laissaient rien au hasard et les moindres branches et brindilles furent déposés de manière à ce qu’on ne se doute pas qu’ils étaient passés par là.

Arrivés dans leur base, leur cheffe les attendait.
Alexandra fut jetée dans une chambre servant de prison.
Lorsqu’elle se réveilla, elle était encore attachée, baillonnée, elle sentait qu’elle était sur une surface moelleuse et en cherchant à se déplacer, elle tomba du lit.
Ses mains étaient attachées dans son dos.
Elle se cogna violemment contre le sol froid et dur.
Elle chercha à tâter les murs de la pièce, trouver la porte et tenter de se détacher mais sans succès.
Lorsqu’elle entendit la porte s’ouvrir, l’air frais et différent pénétra dans la pièce et c’est ce qui la fit douter.
Elle se figea. Elle ne savait pas qui était là, mais elle sentait une présence qui l’observait.
Elle décida de tenter le tout pour le tout. Elle courut vers la porte mais elle fut arrêtée net. D’un coup dans le ventre, elle se plia en deux de douleur et finit par terre.

— Où crois-tu aller, petite ? Ah, c’est vrai, tu n’as plus besoin de ça, normalement.

La voix féminine lui retira sans aucune douceur, la boule qu’elle avait dans la bouche, ce qui eut pour effet de la faire baver.
Alexandra toussa.

— Tu ferais mieux d’être sage si tu ne veux pas souffrir inutilement.
Conseilla la personne avant de s’en aller.

Elle fut emmenée dans un autre endroit, cette fois-ci, elle n’avait plus la force de se battre.
Epuisée, et toujours en lui laissant les yeux bandés.
On l’attacha et on lui lança des décharges électriques dans son corps. Elle pleura et cria mais personne ne semblait l’entendre.

Ils menaient des expériences et elle était la cobaye parfaite. Elle avait un large potentiel de magie et ils le savaient et cherchaient à en tirer parti.
Leur installation devait réussir à utiliser sa réserve et faire en sorte de l’exploiter mais quelque chose tourna mal. Ils avaient sous estimé le taux de magie en elle et au bout de quelques jours, Alexandra avait comme perdu contrôle.
Depuis le début, à chaque décharge qu’elle pouvait recevoir, son corps réagissait et provoquait de la magie autour d’elle. Puis un jour, la magie provoquée en retour ne fut pas complètement prise en charge, des résidus restèrent dans la pièce et, ils finirent par exploser, créant une réaction en chaîne.
L’installation explosa, laissant Alexandra au milieu.
Les dégâts causés furent assez conséquents que les liens qui la maintenaient furent détruits, et elle fut secouée par cette réaction.

Elle avait encore les yeux bandés et lorsqu’elle reprit ses esprits, elle se défit de cette gêne pour pouvoir voir autour d’elle.
C’était un champ de ruines.
Elle paniqua.
Elle n’arrivait pas à croire ce qui c’était passé mais elle savait qu’elle devait saisir cette chance pour s’échapper.
La fumée des machines à moitié détruites aidait également à ce qu’elle puisse s’en aller sans que cela ne se voit.
Elle rampa puis réussit à se mettre debout pour courir et s’éloigner des lieux.
Lors de l’explosion qu’elle entendit plus qu’elle ne vit, des débris de verre avaient pénétré sa peau, dans ses bras, tout son corps étant meurtri, elle ne remarqua pas ces corps étrangers.

Elle marcha un moment, un long moment, elle voulait s’éloigner le plus rapidement possible, qu’ils ne la retrouvent pas mais elle ignorait où elle était.
Combien de temps s’était écoulé.
Elle priait intèrieurement : Chris, Gabriel, n’importe qui qui pourait l’aider, mais elle était réaliste. Elle devait s’en sortir seule, elle était seule.
Epuisée, elle s’adossa à un arbre, elle avait envie de pleurer, de crier son désespoir.
Elle se laissa s’asseoir et la fatigue prit le dessus, elle s’écroula et s’endormit.

*

L’explosion n’était pas passée inaperçue.
Elle avait laissé une fumée visible à plusieurs kilomètres à la ronde et heureusement que le lieu se trouvait en plein milieu d’une forêt, en dehors du monde réel.
Cela attira l’attention des domaines aux alentours et les contacts de Gabriel et Sephyl, qui furent mis au courant, relevèrent cet incident.
Certains agents furent tout de suite mis sur l’affaire pour qu’ils recherchent des indices ou une trace d’Alexandra.

Par chance, elle fut retrouvée par des hommes du bon camp.
Ils l’emportèrent aussitôt pour la mettre en sécurité, le plus vite possible sans attirer les ennemis qui étaient dans la zone. Ils la recherchaient aussi, mais ils étaient également occupés par les dégâts qu’elle avait causé.

Ils la soignèrent et s’en occupèrent, observant avec précaution son état. Son père fut mis au courant et il partagea la bonne nouvelle avec Gabriel qui put se détendre. Ils en profitèrent pour enquêter discrètement sur cette organisation qui avait enlevé Alexandra.

Lorsqu’elle reprit connaissance, elle paniqua et elle faillit attaquer ceux qui étaient autour d’elle.
Ils la rassurèrent et la calmèrent aussitot, la maîtrisant sur le lit.
Les expériences avaient eu sur elle un inconvénient : sa magie se manifestait de manière incontrolable.
Elle avait failli blesser quelques personnes sans le vouloir et elle s’en était excusée plus de fois que nécessaire.
Elle remarqua que tardivement qu’elle avait été blessée physiquement, on lui avait mis des bandages sur ses bras où avait logé des morceaux de verre.
Quelques coupures superficielles sur son visage étaient recouvertes par des petits pansements.
Elle avait pu manger.
Méfiante au départ, elle avait réussi à leur faire confiance. Ils lui expliquèrent qu’elle allait devoir les suivre pour qu’ils la raccompagnent chez elle.

*

— Est-ce que tu crois que je peux passer la voir… ?
Avait demandé Gabriel à Chris, incertain.

— Je pense que oui… ? À vrai dire, j’en ai aucune idée…
Chris ne savait pas mentir, et il voulait être honnête avec lui, voyant son désaroi.

— Je crains son père… il doit m’en vouloir et il est dans son droit…

Chris ne savait pas quoi répondre. Il devait rentrer et il savait déjà qu’il aurait droit à son savon.

*

Elle était allongée dans son lit, isolée.
Lors du trajet de retour, il avait été plus prudent de l’endormir à cause de ses manifestations de magie, et elle avait été portée sur le dos de quelqu’un jusqu’à la porte de chez elle.
Son père l’avait récupérée et il avait fait le nécessaire pour qu’elle se repose en priorité, tout en cherchant une solution à ce problème.
Il avait été préférable qu’elle ne soit pas approchée pour l’instant.

Elle n’était pas sereine.
Craintive de ses propres pouvoirs, elle était recroquevillée sur elle-même, dans un coin de sa chambre, les mains dans ses cheveux, sur sa tête.
Elle voyait la magie se manifester et elle paniquait.
Elle n’avait aucun contrôle et plus elle voyait qu’elle n’avait aucune emprise là dessus, plus elle paniquait.
Elle ne voulait pas blesser ni détruire ce qu’il y avait autour d’elle.
Elle avait esquinté quelques meubles de sa chambre.
Elle avait été osculté, son père avait essayé de la calmer, seulement les personnes maîtrisant un tant soit peu la magie pouvaient l’approcher et se protéger.

*

Son père lui rendait visite régulièrement, il avait fait en sorte de pouvoir s’absenter de son travail pour la voir.
Elle était craintive de son propre pouvoir et il l’approcha pour pouvoir la serrer dans ses bras.

— Calme toi, je ne risque rien. Respire, prends ton temps.
Lui murmurait-il pour la canaliser.

Elle voyait sa magie déchirer légèrement les vêtements et la peau de son père, qui semblait imperturbable et continuait de la serrer dans ses bras.

— Mais papa… je…
— Je ne risque absolument rien, ne t’en fais pas. Respire, ferme les yeux, concentre toi sur les battements de mon coeur.

Elle obéit, elle réussit à respirer correctement, dans les bras de son père, elle se sentait rassurée, elle essayait d’ignorer les crépitements de la magie autour d’elle et elle se concentra sur les battements de coeur de son père qui étaient réguliers. Il était calme.
Sa crise d’angoisse était en train de se calmer.
Les larmes au coin des yeux, elle s’était apaisée et la magie autour d’elle avait fini par se dissiper.
Il lui caressa le dos et l’embrassa sur le front.

— Regarde, tu as réussi.
Lui sourit-il.

Elle ouvrit lentement les yeux pour constater que le calme était revenu autour d’elle.

— Comment te sens-tu… ?
— Je… je ne sais pas… je suis tellement désolée…
— Tu n’as pas à l’être, je vais avoir quelques mots avec Gabriel et Chris.

— Ce n’est pas de leur faute !
S’écria t-elle et un éclair vif apparut dans la pièce.

Sephyl observa cette manifestation avec intérêt mais resta imperturbable.

— C’est à moi d’en juger, tu ne crois pas ?
— C’était de ma faute, ne les réprimande pas, j’ai été imprudente et on a été pris au dépourvu, j’aurais dû…

Des étincelles commencèrent à apparaître au fur et à mesure que les émotions d’Alexandra devenaient incontrolable. Voyant l’état psychique de sa fille se dégrader, il réagit.

— D’accord. Promets moi de te reposer, regarde dans quel état ça te met… je reviendrai te voir mais j’ai encore du travail…
Dit-il, pour la calmer et la rassurer.

Il devait prendre le temps de lui enseigner comment maîtriser ses pouvoirs et vite.
Il ressortit avec des parties de ses vêtements en lambeaux, qu’il répara avec sa magie.
Il soupira et s’en alla.

*

Chris craignait de se faire réprimander mais Sephyl n’en fit rien. Il lui donna un avertissement et passa à autre chose, décrivant l’état d’Alexandra.

— Je ne te conseille pas de lui rendre visite. Elle n’arrive pas à contrôler sa magie et tous ceux qui ne maîtrisent pas un peu les arcanes se mettent en danger en l’approchant. Si jamais elle te blesse sans le vouloir, cela risque d’empirer son état…
— Je comprends… concernant Gabriel.
— Oui, je l’ai vu et je n’ai aucune envie de lui parler… mais Alexandra m’a fait promettre de ne pas l’insulter.
— Il souhaiterai la voir.

Sephyl soupira.

— Je ne sais pas si c’est une bonne idée. Préviens le de l’état d’Alexandra et qu’il ne s’attarde pas.
— Entendu.

*

Gabriel alla rendre visite à alexandra avec Chris qui dut rester en dehors.
Elle était allongée dans son lit et essayait de contrôler les éclairs et étincelles autour d’elle, qui s’échappaient de sa main, sans grand succès.

Elle se rejouit presque de le voir.
Avec la surprise, sa magie s’éparpilla et heurta Gabriel.
Son sourire s’effaça de son visage.

— Alexandra… je… comment te sens tu… ?

— … Bien ? Je ne sais pas… je n’arrive pas à controler tout ceci… !
Dit-elle exaspérée, tapant ses mains sur sa couverture et une onde de magie s’en échappa.

Gabriel resta impassible et l’approcha en observant les manifestations.

— Ne t’approche pas… je risque de te blesser…
Supplia t-elle, en se recroquevillant sur elle-même.

— Ne t’inquiète pas pour moi. Comment se fait-il que tu aies toute cette magie… ? C’est…
— Effrayant…
— Impressionnant.
— Comment tu peux dire ça… ?
— C’est un don, Alexandra. Tu vas réussir à le contrôler. N’aie pas peur, accepte le et laisse la magie te guider. Elle obéit à tes émotions.
— Mais… elle attaque les gens-
— Donne moi ta main. Regarde.

Gabriel réussit à la calmer et l’aida à contrôler sa magie.
Ce ne fut pas parfait mais au bout de plusieurs jours, elle réussit à la contrôler en partie, lorsqu’elle arrivait à se calmer d’elle-même.

2021.12.15

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