Cadeau [R-18]

Ten’ était resté dans la cuisine de William, en train de boire dans une gamelle pendant que l’hôte portait deux verres frais dans chacune de ses mains, dans sa chambre qui se trouvait à l’étage, invitant Aurore à le suivre.
Elle venait de faire le trajet sous le soleil et boire une boisson rafraîchissante était plus qu’approprié.
Elle tira sur son haut pour le décoller de sa peau qui avait un peu sué, laissant entrevoir un peu plus ses clavicules.
Ce n’était pas la première fois qu’elle venait chez lui, mais aujourd’hui, il ne travaillait pas et il était dans une tenue bien différente. Cela lui paraissait nouveau, l’impression de rencontrer une nouvelle personne.
Son sourire était toujours le même, qui plus est, communicatif.
Ses cheveux mi-longs encore un peu mouillés, mais plus pour très longtemps, son T-shirt moulant ses muscles, et son petit short qui mettait en évidence ses cuisses bien fermes.

— Excuse-moi, je sors de la douche, j’ai fait un peu d’excercices avec les chiens juste avant que tu arrives…

Ses paroles la sortirent de sa contemplation qui commençait à être un peu trop prononcée.

— N’hésite pas à t’assoir sur mon lit, j’ai rarement l’habitude de recevoir ici…

Elle s’exécuta et il lui tendit son verre d’eau, sur lequel des gouttes de condensation s’étaient formées, à cause de la différence de température et de l’humidité.
Il posa le sien sur son bureau et se dirigea vers sa bibliothèque pour chercher un ouvrage.
Elle en profita pour observer sa chambre.
Il avait des volets qui s’ouvraient de manière inclinée, ce qui leur faisait profiter de l’air frais sans que le soleil ne tape trop fort dans la pièce.
Le lit était fait et son bureau était rangé. C’était assez minimaliste mais sa bibliothèque dans laquelle il venait de se perdre était bien remplie et beaucoup plus désordonnée.

— Désolé, j’ai pas eu le temps de chercher le livre que je voulais te donner… mais je suis sûr qu’il est quelque part là dedans…
Dit-il en continuant de le chercher des yeux.

Elle posa son verre vide à côté du sien sur le bureau et s’accroupit à côté de lui.

— Il s’appelle comment ? Je peux t’aider.

Il sursauta presque, de la voir aussi proche de lui en un rien de temps. Elle était un tout petit peu plus petite, et accroupie ainsi à ses côtés, elle paraissait encore plus minuscule.

Ils cherchèrent tous les deux, et de temps en temps elle tombait sur un titre qui l’intriguait.
Une fois, elle posa son doigt sur la tranche pour essayer de le prendre mais William réagit à temps et l’en empêcha, les joues légèrement roses.
Sa main se posa sur le poignet fin d’Aurore.

— Je… te conseille pas de le feuilleter… c’est pour les plus de 18 ans… Bafouilla t-il.

Il invitait personne dans son antre et il avait fallu qu’il oublie que dans sa bibliothèque, il s’y trouvait toutes sortes d’ouvrages.

— Ah… pardon.
S’excusa t-elle immédiatement.

— Je ne sais pas si tu en as déjà lu… enfin… je ne vais pas t’en empêcher si tu y tiens… j’étais un peu plus jeune que toi lorsque je l’ai lu, celui-ci…
Rougit-il.

— Non… pas vraiment. Je lis beaucoup mais pas encore ce genre d’ouvrage.
Dit-elle, sans la moindre gêne, encore naïve.

Le terme qu’elle avait utilisé était adorable et il fondit de l’intérieur.

— Est-ce que mon frère en a aussi… ?
Demanda t-elle.

— Euh…. je ne voudrais pas l’embarrasser mais certainement… enfin je crois. C’est pas une honte d’en lire ou d’en avoir, je pense.

Il avait pris un air un peu plus sérieux.

— D’accord…

Elle n’y connaissait encore rien et elle avait une soif immense de connaissance. Elle ignora la main de William et continua son geste pour prendre le petit livret.

— P-par contre… si tu veux le lire, tu peux t’installer sur mon bureau ou sur le lit… je vais continuer à chercher ton livre.
Dit-il rapidement avant qu’elle ne se décide à l’ouvrir sous ses yeux.

Elle était plongée dans cette BD érotique, la couverture était relativement bien dessinée et l’histoire était… rapide. C’était sa première BD pour adultes et elle sentit ses joues rougir lorsqu’elle aperçut les dessins de nu.
Elle avait lu des livres d’anatomie et de biologie mais mis en scène de cette manière, c’était la première fois.
Elle avait à peine eu le temps de le refermer après sa lecture, que William se tenait devant elle.
Peut-être avait-il voulu abréger ce moment gênant et il avait trouvé le livre assez rapidement pour cela.

— Je peux te le prêter… si tu veux ?
Dit-il. Presque aussi gêné qu’elle.

Elle refusa poliment, comprenant mieux pourquoi il était embarrassé qu’elle le lise à côté de lui.
Elle sentait quelque chose de bizarre dans son bas ventre mais elle préféra ne pas en faire part à son hôte.
Il se doutait qu’elle était maintenant plus gênée et il changea de sujet pour rétablir l’atmosphère qui était devenue pesante.
Il lui tendit le livre qu’il cherchait.

— Par contre celui-ci, tu peux le garder, si ça te plaît.

C’était un ouvrage sur les légendes au sujet des chiens de la même race que Ten’ avec en couverture une belle illustration et des reliures fines.
Le livre était presque neuf alors que l’impression et le style de couverture laissait plutôt penser qu’il datait.
Elle l’attrapa pour le feuilleter presque aussitôt.

— Je l’ai lu un nombre incalculable de fois lorsque j’étais plus jeune, je ne pense pas en avoir besoin dans le futur, et si tu l’apprécies, ça me ferait plaisir de le savoir chez toi.
Expliqua t-il.

Il s’asseya ensuite à côté d’elle, profitant du feuilletage des pages.
Il en profita pour s’écarter et attraper son livret pour adultes pour le déplacer sur sa table de chevet.
Loin d’elle.

— M-merci ! Il est magnifique ! Merci beaucoup !
Dit-elle en se tournant vers lui, les yeux brillants de joie.

Elle ne s’attendait pas à un tel cadeau.

— Ouaw… je pensais pas que ça te ferait tant plaisir que ça…
Rougit-il.

Elle hochait la tête pour signifier que si.
C’était le bon moment pour s’exprimer.
Il prit une grande inspiration et se lança.

— Je voulais aussi te dire quelque chose…
— … Oui ?

— Je… crois que je suis amoureux de toi.
Dit-il d’un seul souffle.

Elle resta muette.
Elle n’était pas mal à l’aise mais elle ne ressentait pas grand chose. Ni même de la peur.
Elle le connaissait depuis longtemps maintenant, et elle savait que c’était quelqu’un de respectueux, qu’il n’allait pas lui faire de mal ou la forcer à faire des choses, mais elle ne sut pas comment réagir.

— Je… je suis désolée… c’est la première fois… qu’on me dit ça… et… je ne sais pas comment je dois réagir… ?

Il rit nerveusement.

— Tu dois savoir si tu ressens quelque chose pour moi… ? Je sais que ça doit être compliqué… pour toi… je suis plus grand.. enfin si tu ne m’aimes pas c’est pas grave. Je voulais juste me déclarer. Te dire ce que j’avais sur le coeur… tu n’es pas obligée de me répondre maintenant, non plus…

— Je… ne sais pas… je ne te déteste pas ?
Essaya t-elle de dire.

Il rit de plus belle.

— Bon au moins, c’est ça de pris. Si je te mets mal à l’aise, n’hésite pas à me le dire. Je veux surtout pas que tu te sentes mal à cause de mes sentiments…

Il se résignait déjà à prendre un rateau.

— C’est que… c’est quoi être amoureux… ?
Demanda t-elle.

— Hmm… je ne sais pas trop moi-même… ça fait un moment que j’éprouve quelque chose pour toi… je pense à toi, à ton sourire… mon coeur bat plus fort lorsque je te vois, je te trouve mignonne… intelligente… j’ai envie de te prendre dans mes bras… par exemple… ?
Énuméra t-il, encore plus rouge qu’avant.

— Le coeur bat plus fort comment… ?

— Tu veux sentir… ?
Demanda t-il.

Elle acquiesça et il prit sa main pour la poser sur sa poitrine, gonflée et bien ferme. Effectivement son rythme cardiaque était plus fort.
Il la regardait dans ses yeux pendant tout ce temps et il osa demander.

— Est-ce que… je peux t’embrasser… ?
Hésitant.

— … Sur la bouche… ?
Demanda t-elle, pour être sûre.

— Oui.
— C’est que… je n’ai jamais…
Elle détourna son regard.

— Moi non plus.

— D’accord…
Dit-elle, en trouvant le courage de le regarder à nouveau dans les yeux.

Gardant sa main dans la sienne, il s’approcha d’elle, son visage maintenant à quelques centimètres du sien.
Ils continuaient à se regarder dans les yeux, n’osant pas quand commencer.
Elle pouvait presque entendre son coeur battre à tout rompre dans la poitrine de William.
Il approcha alors ses lèvres pour les poser sur les siennes.
Elles étaient douces, tièdes, il s’y reprit à plusieurs reprises, quittant ses lèvres pour s’y reposer, lentement, doucement, à des endroits différent de sa bouche.
Qui aurait pu croire qu’il existait une telle surface sur ses lèvres.
Elle se surprit à apprécier ces baisers, à se prendre au jeu, et d’elle-même, elle se mit à aller chercher ses lèvres, à ouvrir légèrement sa bouche pour que son souffle puisse s’y engouffrer.
C’était inespéré pour lui, elle ne le rejetait pas, pas tout de suite, et il sauta sur son pas en avant pour lui attraper le menton pour la maintenir.
Elle s’arrêta alors, le regardant d’un regard triste.

— Est-ce que… je fais mal ? …
Demanda t-elle.

— Non, au contraire…
Dit-il, son coeur était sur le point d’exploser.

— Ouvre un peu la bouche…
Dit-il.

Elle s’excécuta immédiatement.
Il approcha de nouveau son visage en biais pour l’embrasser, ses lèvres également légèrement entrouvertes, pour y glisser sa langue, humide et douce.

Elle ressentit quelque chose en elle, une boule chaude à l’intérieur d’elle, ce n’était pas son ventre, c’était beaucoup plus bas.
Elle avait beaucoup plus chaud, son souffle était plus court et pas seulement parce que sa bouche était prise.
Avec sa main sur son torse, elle resserra ses doigts dans le tissu de son T-shirt.
Et de son autre main, elle s’osa à le glisser sous le tissu, pour toucher ses abdominaux.
L’effet fut immédiat, il frissonna ce qui l’arrêta net, et il décolla sa bouche pour lui dire de continuer, qu’il aimait sentir ses doigts sur sa chair.
Il n’était pas spécialement très musclé, il avait un corps dans la moyenne, pas trop fin mais ni trop large, et ses muscles étaient de taille normale mais bien dessinés. Ce qu’elle avait rarement l’occasion de voir parce qu’il portait généralement un T-shirt plus ample et une blouse pour aider ses parents.
Sans parler de quand il se trouvait sur le terrain d’entraînement, il avait un débardeur spécifique qui était fait pour être taché, de sueur et de poussière.

Lorsqu’il se rapprocha pour l’embrasser, son esprit revint sur lui et le moment présent.
Ses doigts fins continuaient de se balader sur son torse, comme si elle cherchait à cartographier la moindre parcelle de sa peau et de ses muscles.
Il cachait bien son jeu. Se dit-elle.
Il se pencha de plus en plus sur elle et l’allongea sur le lit, sa main accompagnait sa chute jusqu’à ses draps.
C’était à son tour, au coeur d’Aurore de battre la chamade.

À ce moment précis.
Quelqu’un frappa à la porte et une voix féminine retentit de l’autre côté.

— Will’ ? Tu es occupé ?
— … Oui, maman.
— Je peux entrer ?
— NON !
— Ah… je me demandais… il y a Ten’ en bas… Aurore est avec toi ?

— Oui, maman… est-ce que je peux être tranquille maintenant… ?
Dit-il rouge pivoine.

Surplombant toujours Aurore qui ne savait pas si elle devait s’exprimer ou se taire, mais la vision de William totalement dans l’embarras la fit sourire plus qu’elle ne l’aurait pensé.

— Oui oui… il commence à se faire tard… et je me demandais si elle restait manger avec nous ce soir… ?

Elle fit oui de la tête.

— Oui maman…
— D’accord, j’appelle ses parents alors…

Aurore acquiesça encore une fois.

— Merci maman…

Et ils entendirent des pas s’éloigner.
Ils pouffèrent de rire tous les deux.

— J’imagine que ça nous a un peu coupé l’envie maintenant…
Dit-il, en s’apprêtant à se relever.

Elle ne le laissa pas s’éloigner et de ses bras, elle l’enlaça pour l’attirer vers elle et qu’ils reprennent où ils en étaient.

— Est-ce que… ça veut dire que tu m’aimes… bien… ?
Demanda t-il, le sourire aux lèvres.

C’était au tour d’Aurore de rougir.

— Il faut continuer… pour être sûr…
Dit-elle, espiègle.

Il l’embrassa à nouveau, et cette fois-ci, il fut surpris que sa langue soit accueillie par celle d’Aurore, qui caressait timidement le bout et les côtés de la sienne.
Ils se découvraient, et ils apprenaient à se caresser, à appréhender leurs émotions…

En short, son érection finit par faire tendre le tissu, ce qui ne passa pas inaperçu. Il se sentait à l’étroit et bouillonnant dans cette partie qui semblait pointer vers le ciel.
Aurore n’avait encore rien remarqué, profitant du baiser tendre qui lui procurait une émotion et une sensation qu’elle ignorait. Quelque chose de nouveau, du plaisir.
Les images de ce qu’elle venait de lire restaient imprégnées dans sa tête, et semblaient lui expliquer les étapes à suivre.
Est-ce que cela allait être encore plus agréable ? Était-ce possible ? Elle avait envie de William.
Qu’il continue, qu’il la prenne dans ses bras, qu’il la serre fort. Elle essayait d’effacer la suite de la BD de sa tête. Elle n’était pas encore prête de se déshabiller ni de l’accueillir en elle. D’ailleurs comment cela marchait ?
Comme si son envie était réciproque, il commença à faire la même chose en glissant timidement sa main sous le haut d’Aurore, elle frissonna au toucher qui décupla son plaisir, elle gémit malgré elle, ce qui les surprit tous les deux et il s’arrêta quelques secondes, pour demander s’il pouvait continuer.
L’embarras visible sur son visage, elle acquiesça et remarqua alors son érection, elle ne cacha pas sa surpise.

— … Je… pardon, je suis beaucoup trop excité..

Il se confondit en excuses mais elle le rassura.
C’était donc ça, ce qu’elle ressentait : de l’excitation.

— Qu’est-ce qu’on doit faire… ?
Demanda t-elle, un peu perdue.

— Hm… on peut commencer par se déshabiller…
Suggéra t-il, en ayant un peu hâte de la voir sans ses vêtements, puis voyant la gêne qu’elle exprimait sur son visage, il lui réexpliqua qu’elle avait le droit de vouloir arrêter.

— Non… mais, toi d’abord. Déshabille-toi…

— Ok, pas de problème, mademoiselle.
Sourit il, enlevant son T-shirt d’abord, et elle put admirer ses magnifiques muscles et quelques cicatrices dues aux entraînements avec les chiens.

Il était sur le point de retirer son short.
Elle vit alors son appareil reproducteur se dresser, comme libéré de cette prison qu’était ce tissu.
La surprise sur son visage était visible.
La surprise et une certaine appréhension.
Est-ce que c’était ce gabarit qui allait entrer dans son vagin encore vierge… ?
Elle demanda, si elle pouvait le toucher. Il accepta.
Il était amusé qu’elle découvre ce qu’était un pénis.
La sensation de ses doigts et de sa main empoignant son chibre le fit réagir et elle s’excusa de lui avoir fait mal.

— Au contraire, ça me fait énormément de bien…

Il lui caressa les cheveux. Avant de lui demander de retirer à son tour ses vêtements.
Elle en avait oublié cette étape. Elle s’empressa de retirer son haut, dans le même ordre que William.
Elle ne portait pas de soutien gorge, sa poitrine était petite mais ferme et ses seins avaient une forme bien ronde, avec des tétons roses qui pointaient, elle avait une sorte de chair de poule à cause de sa gêne et à cause d’une petite brise qui venait de s’engouffrer dans la chambre.
Puis elle retira le bas, avec sa culotte qui était, à sa grande surprise, un peu humide, mais pas de transpiration. Elle avait lu dans un livre que la femme produisait un peu de cyprine, un liquide qui permet de lubrifier lors des rapports.
Un peu honteuse, elle fit un tas de ses vêtements en essayant de cacher la tache au fond de sa culotte.
Il sourit et la rassura.

— Ne t’inquiète pas, c’est naturel et il n’y a rien de sale là dedans.

Elle rougit, et ses paroles la rassura un peu.
Elle etait maintenant nue, assise sur son lit, elle ne savait pas quoi faire et essayait de se cacher avec ses bras.

— Ne cache rien. Tu es magnifique… je suis si heureux que ce soit avec toi que je partage ma première fois…
Dit-il en repoussant gentiment ses bras pour la caresser des doigts ses hanches tout en remontant vers ses flancs et le bas de ses seins.

— Je peux ?
Demanda t-il.

Elle avait confiance et accepta.
Sa caresse la chatouillait presque, et l’excitait encore plus. Elle ferma les yeux et profita de cet instant.
Ses doigts se baladèrent tout autour de ses seins pour ensuite faire le tour de ses tétons, ce qui fit parcourir comme un courant électrique dans tout son corps.
Gênée, elle se jeta dans ses bras.

— P-pardon… j’y suis allé un peu trop fort… ?

— Non… j… je crois… que j’ai envie de toi… William…
Prononca t-elle dans le creux de son oreille, ce qui le fit frissonner.

— C’est ta première fois… je vais prendre mon temps pour te préparer… j’ai peur de te faire mal avec…

Il ne finit pas sa phrase mais ils se comprirent.
Il l’allongea sur le dos, sur ses draps et l’embrassa sur tout son corps, ce qui la fit gémir tout doucement.
C’était sa première fois, mais il avait eu le temps de se documenter au préalable…
Avec une de ses mains, il la caressa sur la cuisse pour la faire venir sensuellement vers son intimité.
Elle n’osait pas mais finit par écarter ses jambes lorsqu’il commença à toucher ses lèvres inférieures.
Elle était trempée, et cela le rassura.
Il caressa tout doucement le contour pour étaler la cyprine, et suivant la douce musique de sa voix, il pénétra lentement une phalange. Son gémissement se fit plus intense. Elle ressentait du plaisir et il aimait ça.
Il commença des petits allers et venues, tout en lenteur et en y mettant plus de longueur, petit à petit.
Il s’arrêta ce qui la fit faire une moue. Ses cheveux étaient en partie collée sur son visage et sa nuque à cause de l’effort physique et des sensations qu’elle ressentait.
Elle avait l’impression d’avoir couru un marathon.

— Ne boude pas. Je vais chercher un préservatif…
Dit-il. Prévoyant.

Elle resta sur le lit, à l’observer se diriger vers sa table de chevet, il prit un petit étui dans un tiroir et en déballa la protection.
Il le déroula sur son membre qui paraissait énorme et revint rapidement à ses côtés.

— Est-ce que tu te sens prête… ? Tu peux toujours dire non.
Lui demanda t-il, allongé sur le côté et lui caressant le visage. Tout en la regardant dans les yeux pour être sûr qu’il ne la forçait pas.

— Oui… j’en veux encore…
Prononca t-elle, ne croyant pas qu’elle venait de prononcer ce genre de paroles.

— D’accord
Dit-il en s’excécutant. Il lui posa un baiser sur son front puis ses lèvres.

Il se positionna sur elle, la surplombant, et souleva ses jambes toutes fines, et de sa main, il déposa le bout de son gland en face de sa fente.
Elle sentit une résistance, elle n’avait pas peur, elle le voulait en elle, mais son corps était encore jeune, frêle et surtout inexpérimenté.
Il l’embrassa tout en passant une de ses mains dans les cheveux blonds de la jeune fille, il essaya de forcer un peu plus pour que son gland puisse la pénétrer.

— Tu as mal… ?
Demanda t-il inquiet.

— Non… vas-y… continue…

Elle prit sur elle pour qu’il puisse entrer dans son intimité.
Il réussit enfin, mais elle étouffa un cri.
Il s’arrêta net.

— Tout va bien… ?
Demanda t-il, encore plus inquiet d’avoir pu lui faire mal.

— Oui… ça m’a surpris…
Sourit-elle.

— Je vais bouger… mais tout doucement…
Prévient-il.

Elle se laissa guider.
Il y allait de manière très douce et elle put accueillir sereinement ces nouvelles sensations dans le bas de son ventre.
Et ce qui devait arriver, arriva, elle sentit monter l’orgasme.
Il enlaçait les doigts d’Aurore avec les siens, et lui également, sentait les paroies vaginales se resserrer autour de sa hampe, c’était beaucoup trop agréable.
Sentant l’extase influencer les muscles internes et les mouvements de bassin, conscients ou inconscients de sa partenaire, il était au bout. Il n’allait pas pouvoir se retenir non plus.

— Aurore… je vais éjaculer… je…
Souffla t-il.

— Je sens… quelque chose monter en moi…
Souffla t-elle, également.

— Laisse-toi aller.
Dit-il avant de pousser un râle.

Elle sentit son pénis gonfler à intervalle réguler à l’intérieur d’elle et une vague de plaisir intense l’envahit, jusqu’à exploser, juste après.
Tous les deux se crispèrent et ils s’arrêtèrent de bouger.
William s’écroula sur Aurore et l’embrassa encore et encore.
Elle rit doucement, puis lui rendit une partie des baisers.

Il se retira après un petit moment et retira également la préservatif pour vérifier qu’il avait bien tenu et n’était pas percé.

— Tu vérifies la quantité… ?
Demanda t-elle curieuse.

— Oui… on peut dire ça… Et si je ne t’ai pas mis enceinte aujourd’hui.
Sourit-il.

Elle blêmit.

— Je plaisante. Ne t’en fais pas, j’ai eu le temps de préparer ma première fois un bon moment dans ma tête… et je ne rigole pas avec ce genre de choses… tu peux me faire confiance. Désolé que ça ait été aussi… court…

— Pas de problème. Moi, j’ai trouvé ça plutôt bien…
Dit-elle sans émotion.

— Il faudra recommencer alors…
Lui dit-il, en lançant un regard de défi.

— D’accord. Sans problème.
Sourit-elle.

— Mais… pas aujourd’hui…
Dit-il en soupirant.

Ils se rhabillèrent et malheureusement ils n’allaient pas pouvoir utiliser la douche tout de suite.

Elle chercha son téléphone pour envoyer un message à ses parents, en plus de l’appel qu’ils avaient dû recevoir.

Ils se rhabillèrent, plein de sueurs et d’autres fluides corporels. Ils purent tout de même se laver les mains dans la salle de bain au rez-de-chaussée, ils tentèrent de se recoiffer pour paraître présentables.
Elle venait de redécouvrir William et son coeur battait maintenant pour lui. Elle appréciait leurs interactions.
Son regard qui lui adressait et son sourire charmeur. Bon vivre.
Tous les deux un peu pudiques, il l’embrassait en catimini sur la bouche lorsque personne ne regardait.
Vérifiant que ni sa mère, ni son père n’étaient dans les parages, il embrassa la petite Aurore sur la joue, puis sur la bouche, avant qu’elle ne se love dans ses bras.

— Du coup… je te fais une demande officielle… est-ce que tu veux bien sortir avec moi… ?
Demanda t-il, avec ses bras autour de la taille de sa potentielle petite amie.

— Pour combien de temps… ?
Demanda t-elle, terre à terre.

— Aussi longtemps qu’on le souhaitera… ?
Réfléchit-il.

— D’accord !

Ils se rendirent à table pour le dîner.
Les deux parents de William étaient également là.
Tous les deux blonds mais d’un blond plus foncé qu’Aurore, les cheveux plus épais, sa mère avait des yeux bleux d’un clair presque cristalin et son père avait les yeux verts.
Son père avait l’air bourru, plutôt grand même s’il n’était pas très large, William savait d’où venait la structure de ses muscles. Les cheveux lisses et courts.
Quant à sa mère, son visage était doux mais son regard dur. Aucun doute là dessus, c’est son sourire qu’il avait.
Ils gardèrent le silence sur ce qu’ils faisaient dans la chambre mais sa mère n’avait pas la langue dans sa poche.

— La prochaine fois, ne faites pas de chichis et utilisez la douche…
Dit-elle en picorant un accompagnement sur la table.

Tous les deux, enfoncèrent leur visage derrière leur bol de riz.

— Ne les embête pas…
Soupira son père, qui avait bien trop l’habitude de son franc parler qui pouvait être mal pris.

— Je dis les choses simplement. Will’ est bien né de quelque part !
S’indigna t-elle.

— Maman… !
S’écria son fils. Imaginant ses parents faire la même chose qu’eux quelques heures auparavant.

— Sinon, c’est officiel Will’ ? Vous êtes ensemble ?
Changea de sujet son père. Il adressa un sourire bienveillant à Aurore.

Ils se regardèrent et il acquiesça.

— Bon courage à toi, ma petite Aurore. De supporter notre Will’.
Dit-il en lui lançant un clin d’oeil.

Elle rendit le sourire avec quelques rougeurs aux joues. Pensant que c’était plus elle qui allait être une enfant à côté de ce grand garçon.
Le repas était chaleureux, et elle s’amusait de voir William se quereller gentiment avec sa mère.

Elle remercia les hôtes et elle regroupa ses affaires pour rentrer chez elle.
Ten’ qui était parti s’amuser et manger avec les autres chiens d’élevage, fut rappelé sans problème.
Devant la porte d’entrée, William l’embrassa encore une fois, à l’abri des regards de ses parents et lui souhaita une bonne nuit.
Sa mère lui cria du salon.

— Raccompagne-la, gros bêta !

Il se sentit honteux de n’y avoir pas pensé et enfila des claquettes pour la ramener chez elle.
Il s’excusa alors qu’elle s’excusait que sa mère l’ai forcé à devoir faire le chemin jusqu’à chez elle.

— Mais non ! C’est moi qui suis trop idiot, même si c’est sûr, je peux pas te laisser rentrer seule —avec Ten’— à cette heure-ci. J’en profiterai pour saluer ta famille.
Rajouta t-il après que le chien sembla lui lancer un regard de reproche.

Ils papotèrent, ils avaient surtout l’habitude de parler de Ten’ sans s’épandre sur leur vie privée, et aujourd’hui ils apprenaient vraiment à se connaître. Du moins, Aurore.
Elle se fit la réflexion qu’elle ne l’avait jamais envisagé parce que c’était le meilleur ami de son frère. Et qu’elle le considérait comme un grand-frère.
En réalité, elle n’avait jamais envisagé l’amour avec n’importe qui.
Ce soir, elle était sur son petit nuage et elle n’était pas la seule.

*

C’est son père qui reçu l’appel de la mère de William.
Elle ne s’épancha pas sur les détails, et ils savaient qu’Aurore était sortie avec Ten’ aujourd hui, c’est tout.
Elle n’était jamais loin et ils avaient confiance avec Ten’ qu’elle ne serait pas seule et qu’elle était assez raisonnée et raisonnable pour ne pas faire de bêtises.
Il fut à peine surpris qu’elle soit chez William. Ils se connaissaient, c’était le vétérinaire de Ten’, et le meilleur ami de Cean. Il remercia la mère pour Aurore en espérant qu’elle ne les dérange pas.
Il raccrocha et Cean qui traînait dans le salon interrogea son père.

— La maman de William. Aurore est chez eux et va rester dîner là-bas ce soir, apparemment.

Cean semblait gêné par cette information, et son père le remarqua.

— Il y a un problème avec William… ?
Demanda t-il en toute innocence.

— Non non… C’est juste que… il est amoureux d’Aurore… je me fais peut-être des idées…

Hélène qui était dans le couloir ne rata pas une miette et approcha son demi-frère pour lui soutirer plus d’informations.
Gabriel soupira, mais eut tout de même un micro pincement au coeur, sa fille adorée était-elle en train de vivre sa première histoire d’amour… ?

— Ton ami William est amoureux d’Aurore ? Tu m’en a jamais parlé !
S’amusait la petite curieuse qu’était Hélène.

— J’allais pas t’en parler avec Aurore dans la même pièce ! Et j’étais pas censé le dire…

Il était inquiet pour les deux, Aurore et William.
L’agitation attira Alain qui sortit de sa chambre pour demander ce qu’il se passait.
Gabriel laissa les enfants discuter et s’en alla à ses occupations.

— C’est quelqu’un de bien j’espère !
Questionnait Hélène.

— C’est mon ami je te signale. Et s’il lui venait l’envie de faire du mal à Aurore… tu te doutes bien que je serais le premier à le lui faire regretter.
S’exprima Cean.

— Mais Aurore, elle est amoureuse de lui ?
Demanda Alain, tout de même curieux qu’on en vienne à parler de William tout d’un coup.

— Je ne pense pas…
Réfléchissait Cean.

— Elle est allée chez lui pour quoi ?

— Aucune idée, elle a l’habitude d’y aller pour Ten’…

— Ça se trouve on se fait des idées pour rien…
Conclua Alain qui était en train de retourner dans sa chambre.

Quand Alexandra rentra, Gabriel lui fit passer le message pour Aurore, et elle ne tarda pas à recevoir un petit message de sa fille elle-même, quelques minutes plus tard. Elle entendit la discution de ses autres enfants et dut intervenir.

— Par contre… lorsqu’Aurore rentrera. Je ne veux pas vous voir la harceler de questions. C’est sa vie privée et elle a le droit de ne pas vouloir en parler. Si elle souhaite en parler, elle le fera.

Elle entendit ses enfants faire la moue et rechigner.
Elle soupira.

— Moi aussi je suis curieuse, mais mettez-vous à sa place. Est-ce que vous aimeriez qu’on vous noie de questions ?

— D’accord…
Dirent-ils, sans trop de conviction.

— Bien. Venez m’aider à préparer à manger, s’il vous plaît.

*

Il n’osa pas vraiment entrer, sachant que toute la famille était derrière cette porte.
Elle vit son hésitation et s’approcha de lui, mais ne savait pas trop non plus quoi faire alors elle resta devant lui et le remercia de l’avoir raccompagnée.
Il pouffa de rire en voyant sa gêne et s’approcha et se pencha pour l’embrasser tendrement sur la joue.

Cean, Hélène et Alain avaient entendu des voix en provenance de l’extérieur et ils se précipitèrent à la fenêtre pour voir quelque chose.
Ils étaient alors tous les trois, le visage collé à la vitre pour regarder la scène, et peut-être entendre quelque chose de la conversation.
Ils virent alors William se pencher pour embrasser Aurore sur la joue.
Il se rendit compte de leur présence, et Aurore se tourna également vers la fenêtre et elle crut mourir de honte.
Leur mère arriva pour tirer les rideaux et pousser ses enfants à se décoller de la vitre, mais c’était trop tard.

William lui-même était un peu gêné, mais d’un autre côté, il n’avait pas honte de sa relation avec Aurore. Tôt ou tard cela se saurait.

— Je… je vais te laisser, je crois que ta famille t’attend… merci encore pour la journée… bonne nuit ?

— Je suis désolée… pour mes frères et soeur… et merci à toi… pour tout ! Rentre bien ?
Dit-elle en touchant le livre qui était dans son sac en bandoulière.

— T’en fais pas. On se recontacte, t’as mon numéro !
Dit-il en s’éloignant et en lui faisant de grands signes pour lui dire au revoir.

Il savait que s’il ne bougeait pas, ils allaient sûrement rester devant sa porte pendant un moment.
Elle lui rendit des petits signes de sa main, timidement mais souriante. Le coeur battant.

*

Elle ouvrit la porte et enleva ses chaussures.
En murmurant un petit  » Je suis rentrée… »
Elle évitait le regard de Cean, surtout et d’Hélène et Alain qui faisaient semblant de ne rien avoir vu.
Ils étaient restés flâner exprès dans le salon pour espérer une miette d’information de sa journée.

— Les enfants, si vous avez fini, allez dans votre chambre.
Avait dit Alexandra, sans aucune animosité.

Ils n’eurent pas d’autre choix que d’obéir. Gabriel qui était juste derrière elle leur lançait des regards meurtriers.
Sa mère s’adressa à Aurore quand ils furent partis, de leur champ de vision, du moins.

— Tu as passé une bonne journée ?
Demanda t-elle innocemment, c’était le genre de questions qu’elle posait en temps normal.

— Oui… je vais aller me coucher je pense. Est-ce quelqu’un va à la salle de bain ?

— Utilise la notre, celle dans notre chambre, si tu veux.
Proposa Alexandra.

Elle se doutait que sa fille aurait peut-être envie d’être un peu seule et pas tout de suite confrontée à sa fratrie.

— Merci maman…

Elle se dirigea vers sa chambre pour déposer ses affaires et prendre ses vêtements de rechange pour la nuit.
Son frère l’attendait sur le palier de sa porte, la regardant sans rien oser dire.
Elle sentait son regard pesant sur elle et préfera baisser les yeux et aller directement vers sa porte.
Il finit par briser le silence avant qu’elle ne quitte le couloir.

— Aurore… je sais que ça ne me regarde pas… mais si jamais Will’ fait quelque chose de déplacé ou se comporte mal avec toi… hésite pas à venir m’en parler. Je serai toujours de ton côté.
Dit-il d’une voix rassurante.

Elle ne s’attendait pas à cette réaction de son frère, mais au fond d’elle, ce n’était pas étonnant, quand elle connaissait son caractère protecteur.
Elle fut émue et elle se retourna vers lui pour le regarder dans les yeux.

— Merci Cean. Ne t’en fais pas… si jamais ça arrive, je n’y manquerai pas.
Elle lui adressa un sourire.

Les joues un peu rouge, il détourna son regard.

— J’y compte bien !
Ajouta t-il avant de tourner ses talons et retourner dans sa chambre, en fermant la porte derrière lui.

Alain était parti dans la salle de bain et Hélène avait entrouvert la porte de sa chambre pour épier leur conversation.
Aurore s’en alla vers la chambre de sa mère.
Elle et Gabriel étaient encore dans la cuisine à discuter tout en faisant la vaisselle.
Chris rentrerait plus tard, semblerait-il.
Ils avaient l’air d’avoir une discussion sérieuse mais leur ton était léger. Gabriel profitait parfois que les enfants aient le regard ailleurs pour adresser une petite intention à Alexandra, qui le rappelait alors à l’ordre.
Les enfants n’avaient jamais les yeux vraiment loin.

La douche lui fit un bien fou.
Elle repensa à ce qu’elle venait de vivre et ne put s’empêcher de rougir. La sensation était encore présente et elle avait l’impression de ne pas être rassasiée. Elle voulait en savoir plus sur son propre corps, et sur le sien.
Ten’ s’était posé sur le tapis devant la cheminée, la gueule sur ses pattes, il semblait profiter du calme relatif de la maison.
Sa douche fut courte.
Elle avait hâte de retourner dans sa chambre et feuilleter son présent. Le livre.
Lorsqu’elle sortit en T-shirt et short, les cheveux un peu mouillés, sa mère était assise sur son lit et l’incita à s’asseoir en tapotant la place à côté d’elle.
Assise en tailleur, elle avait fermé la porte de la chambre.

— Il faut qu’on parle…
Dit-elle, d’une petite voix mais chaleureuse.

— Je sais que tu lis énormément et je suis désolée si je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de te parler de… sexualité, en général…

— Oui… maman ?
Aurore rassura sa mère, elle n’était pas gênée par sa conversation.

Elle hésita à poser sa main sur celle de sa fille, mais elle le fit tout de même.

— Je ne veux pas m’immiscer dans ta vie privée, mais je m’en voudrais si je ne te posais pas la question. Si jamais tu as une relation intime avec quelqu’un… tu connais l’importance des moyens de contraception, n’est-ce pas… ?

Aurore posa son autre main sur celle de sa mère et la resserra dans la sienne.

— Oui, maman.
Elle la regarda droit dans les yeux, et sa voix était claire et nette.

Alexandra soupira de soulagement.

— Bon, j’ai tout dit. Après libre à toi, si tu veux m’en parler ou non. Sache que je serai toujours disponible pour en discuter avec toi.
Sourit-elle, en espérant ne pas être trop insistante. Je sais que tu es jeune mais je sais également que tu es mature et intelligente. Je te fais confiance. D’accord… ?

— Merci maman…

Aurore prit une longue pause, regardant un bout du drap du lit, elle réfléchissait.
Elle ressentait l’envie de se confier mais ne savait pas où ses sentiments nouveaux la mèneraient.

— Dis maman… c’était comment ta première fois ?

Ce fut au tour d’Alexandra de devenir rouge pivoine.

— Bien… euh…. comment dire… tu sais, je n’ai connu que ton père… et Chris… du coup c’est peut-être un peu embarrassant de te raconter ma première fois avec papa…

Voyant que sa fille était captivée par le début de son récit, elle se décida à lui raconter en partie comment c’était.

— Disons qu’il a été très doux et compréhensif. Il savait que c’était ma première fois. Contrairement à moi, il en avait eu des conquêtes !

Elle avait l’impression de rajeunir de 20 ans. C’était étrange.

— C’est comment d’être amoureux… ?

— Est-ce que tu penses être amoureuse… ?
Demanda t-elle.

— Je… ne sais pas…
— Est-ce que tu apprécies le temps que tu passes avec cette personne ?

— Je crois… ?
Réfléchit-elle.

— Laisse-toi le temps. Profite du moment présent. Si, déjà, tu désires revoir cette personne, et être à ses côtés, c’est déjà une bonne piste.
— C’est différent de l’amitié… ?
— Hmm. C’est une très bonne question. Est-ce que tu as envie de prendre dans tes bras et d’embrasser tous tes amis ?
— … Hm… embrasser sur la bouche ?
— Oui.
— Non, je ne pense pas.
— L’amour c’est quelque chose de plus intime, je pense. Plus intense. Je ne peux pas te dire exactement comment ça se passe, il dure plus ou moins longtemps selon les couples, ce n’est pas une science exacte. Tu devras le découvrir par toi-même et faire ta propre expérience…
— He crois comprendre…
— Enfin, c’est à consommer sans modération, tant que vous vous protégez !

— Oui maman… !
Râla Aurore, sur l’insitance de sa mère sur ce point.

— William a l’air à cheval sur ce point…
Souffla t-elle, pour la rassurer, les joues un peu plus rouges et non à cause de la douche chaude.

— Oh ? Vous… ?

— Oui…
Rougit-elle encore plus fort en n’osant plus regarder sa mère dans les yeux.

— Allez, va te coucher.
Abrégea sa mère, en lui embrassant le front. Avec un large sourire.

— Bonne nuit maman… merci.
Dit-elle avant de sortir.

Elle embrassa son père qui était assis dans le canapé en train de lire avec ses lunettes sur le nez.

— Bonne nuit papa.
— Bonne nuit Aurore.

Ten’ se releva et suivit Aurore dans sa chambre.
Sa porte était toujours légèrement entrouverte et une des porte-fenêtres dans le salon qui donnaient vers l’extérieur l’était également, pour lui permettre de sortir en pleine nuit si besoin.

*

Elle était assise à son bureau, les cours venaient de finir et elle rangeait ses affaires dans son sac, comme tous ses camarades.
Ils étaient en train de discuter joyeusement sur comment occuper leur fin d’après-midi et Aurore n’était jamais interessée. Elle avait une réputation de rat de bibliothèque et effectivement, c’est ce qu’elle songeait faire, s’y rendre pour en apprendre un peu plus sur le corps humain… de manière scientifique bien entendu.
La tête ailleurs, elle rangeait, le regard fixe devant elle.
Quand quelqu’un de sa classe l’interpela pour lui dire qu’un grand l’attendait, à la porte, non pas de l’école, mais de la classe.
Elle leva les yeux et elle vit William, qui regardait ailleurs.
Et leur regards se croisèrent et elle rougit jusqu’aux oreilles.
Que faisait-il ici ?
L’entrée de l’établissement était libre mais il n’avait rien à faire ici.
On était dans un lycée, Aurore était en première année et ce jeune homme ne faisait pas partie des troisièmes années. Il était un peu plus grand, il avait une sorte de prestance différente, et surtout, il était inconnu de presque tous. Malgré que le lycée n’ait pas d’uniforme, il avait quelque chose qui dénotait avec l’endroit.
Il lui fit un large sourire.
Elle se pressa de mettre dans son sac ses dernières affaires, mais dans la précipitation, elle fit tomber un de ses cahiers qui s’ouvrit.
Il s’approcha pour l’aider à le ramasser et lui tendre, et il en profita pour lire ses notes.
Elle ne savait plus du tout où se mettre.

— Aurore… est-ce que ça va ? C’est qui ce gars ?
Demanda un camarade de sa classe, la voyant gênée et pas dans son attitude habituelle.

— Oh, toi ! Si t’es venu pour embêter Aurore, tu vas avoir des problèmes !
S’écria une voix féminine grave.

Elle s’interposa entre Aurore et William et le toisa. Elle était plutôt grande pour une première année mais William était plus grand tout de même.

— Je ne savais pas que tu avais des gardes du corps…

William recula, refermant le cahier et en levant ses mains en guise de défense.

— Je ne lui veux aucun mal, il y a méprise.

— T’es qui pour débarquer comme ça dans notre classe ? T’as redoublé combien de fois ?

— Wow, on se calme. J’suis un aîné, depuis quand il n’y a plus aucun respect… ?

Le ton commençait à monter et les autres de la classe avaient leur regard rivé sur eux.

Un adulte arriva dans la classe et se dirigea vers le bureau devant le tableau, pour recupérer quelque chose dans le tiroir qui semblait être le sien.
Voyant la tension de la pièce et les yeux rivés sur le groupe d’élèves, il leva également les yeux pour observer cette scène étrange.

— Il y a un problème professeur ?
Demanda un élève, voyant l’homme froncer des yeux.

— Oh non, j’avais juste oublié quelque chose dans mon bureau. Par contre… que se passe t-il ?
L’interrogea t-il, en toisant l’épicentre de l’agitation.

— Euh… un aîné qu’on a jamais vu est venu dans notre classe.. on ne sait pas trop ce qu’il veut…
Tenta t-il d’expliquer.

Le professeur s’avança pour voir de plus près.
Il reconnut la tête blonde du jeune homme.

— William ? Que fais-tu ici ?
L’interpela t-il.

— Professeur !
S’exclama t-il, comme sauvé de cette situation difficile.

Des murmures s’élevèrent.
Aurore aurait souhaité dissiper le malentendu mais les évènements s’enchaînaient trop vite.
Les defenseurs et amis de la jeune fille se reculèrent, sachant maintenant que l’inconnu était du même lycée qu’eux.

— L’école te manque à ce point… ?
Demanda t-il à son ancien élève.

— Pas le moins du monde.
Sourit-il.

— Si c’est pour faire le pitre, je te prierais de bien vouloir quitter ma classe, ainsi que l’enceinte de l’établissement. C’est pas un terrain de jeu, ici.

15 – 23

2020.04.21

4 réflexions sur “Cadeau [R-18]

  1. james dit :

    « — D’acoord… »: d’accord
    et aussi « — D’accoord, j’appelle ses parents alors… »
    « plutôt grand même s’iln’était pas très large »: espace entre « s’il » et « n’était »
    « J’en profiterai pour saluer ta famille.Rajouta t-il »: espace avant le .
    « la discution »: la discussion
     » » Je suis rentrée… » » » dans le mauvais sens
    « Malgré que le lycée »: bien que (mais bon ça se discute, malgré que est largement employé)
    Que signifie le 15-23 en bas ? Leur âges ?

    J’ai bcp aimé l’histoire. D’habitude, ce qui est R-18 en général n’est pas de mon goût, mais c’est extrêmement bien dépeint ici. J’y trouve beaucoup de sentiments, un peu d’humour dans réflexions, et l’embarras qu’ils rencontrent est très touchant.
    J’eus préféré qu’elle soit un peu plus vieille, d’un point de vu légal, pour ne pas avoir ce détail qui me tracasse durant la lecture 🙂

    • Aaah, quand je vois le nombre de fautes que je laisse, je me demande parfois si je me suis relu avant de poster !!
      Merci encore pour ta relecture.

      Oui, le 15 et 23 est leur âge.
      C’est cheesy, c’est leur première fois, et j’ai voulu décrire une relation saine entre deux personnes avec une différence d’âge discutable… surtout à cause de la fille qui est très jeune, mais en réalité je sais que beaucoup ont perdu leur virginité à un jeune âge.
      C’est discutable, mais pour moi « légal » c’est pour éviter les abus. C’est pour ça qu’ici, c’est p’tre et certainement très fantaisiste, mais j’aime penser que ça peut exister. Ca donne de l’espoir, ça fait rêver.

      • james dit :

        d’accord.

        et vu que tu me remercie de la relecture, je voulais aussi te remercier de me laisser les lire. je passe de très bon moments.

        • Ils sont publics, t’es juste l’un des rares à t’imposer cette lecture.
          Ca me rassure que tu passes quand même de bons moments, en proportion des nombreux textes très mal écrits !

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