Convalescence

Amenée en salle d’opération puis de réanimation.
Elle fut ensuite assignée dans une chambre.

Duncan avait appelé Marianne pour la prévenir.
Il s’était rendu à l’hôpital juste après et Marianne était arrivée aussi vite que possible.
Ils étaient tous les deux dans la salle d’attente.
Il faisait nuit et il n’y avait pas grand monde à part quelques urgences, ce qui était déjà pas mal.
Totalement essoufflée elle se tint les genoux pour reprendre sa respiration lorsqu’elle vit Duncan.
Il la regarda surpris.

— Tu n’avais pas besoin de venir aussi rapidement… tu sais ?
Dit-il pour détendre l’atmosphère.

— … Où est Annabelle… ?
Réussit-elle à prononcer entre plusieurs respirations.

— … Elle est en salle de réanimation.
Répondit-il en reprenant son sérieux.

Il changea de ton et baissa la tête.

— Raconte-moi ce qu’il s’est passé.
Dit-elle, après avoir finalement repris son souffle.

Elle lui donna une tape dans le dos pour le rassurer, également pour se rassurer.
Ils s’assirent sur des chaises à côté d’un distributeur et il expliqua à Marianne les évènements.

— Je suis désolé…
Dit-il après avoir fini.

— … Ce n’est pas ta faute, elle s’est mise devant toi. Tu n’as rien à te reprocher… si tu es fautif je le suis tout autant de l’avoir jetée dans tes pattes.

Elle essaya de rester calme et de consoler son ami mais sa voix tremblait.

— Elle va se réveiller, c’est une battante.
Dit-il à haute voix, comme une prière.

— Au fait, il ne faut pas prévenir sa famille ?
Demanda t-il soudainement.

— … Non, elle est majeure et je suis désignée comme sa tutrice. C’est un peu compliqué mais elle ne souhaite pas revoir ses parents…

Un infirmier vint les voir au bout d’un moment.

— Vous êtes les proches de la patiente qui a pris une balle, c’est bien ça ?

Ils acquiescèrent.

— J’aurais besoin que vous remplissiez quelques documents.

— Est-ce qu’elle va bien ?
Demanda Marianne inquiète.

— Ah, oui. Excusez-moi, j’ai omis de vous dire que son état s’est stabilisé, elle ne recevra pas de visite avant demain. Après ces documents, rentrez chez vous et reposez vous. Elle devrait être reveillée pour demain.
Expliqua t-il, lui-même exténué de sa journée.

— Merci monsieur.
— Merci à vous, bonne soirée.
— Bon courage.

*

Annabelle se réveilla la tête embrumée.
Elle vit qu’elle était dans un lit et une chambre qu’elle ne connaissait pas. Tentant de se remémorer les derniers évènements.
Ses sens revinrent progressivement et elle sentit une douleur d’abord gênante, puis plus présente jusqu’à vraiment lui faire mal.
Elle essaya de bouger mais son corps tout entier la faisait souffrir et elle préféra s’écouter sagement et bouger le moins possible pour se ménager.
Elle observa minutieusement les alentours et elle put deviner qu’elle était dans une chambre d’hôpital.
Sa mémoire lui revint lentement.
Elle prit son mal en patience et attendit, fermant les yeux et essayant de se rendormir jusqu’à ce que quelqu’un lui explique la situation.

Une infirmière entra la voir et sembla surprise de la voir éveillée.

— B-bonjour. Comment vous sentez-vous ?
Demanda t-elle.

— Bonjour…
Sa voix était un peu rauque.

*

Quelques jours après, Annabelle demanda à sortir mais les médecins durent la forcer à rester au repos pour que son corps puisse guérir complètement.

La semaine écoulée, après son réveil, elle put finalement rentrer chez Marianne.
Duncan s’était arrangé pour se libérer et l’accueillir à la sortie de l’hôpital, il avait rassemblé ses affaires pour lui rendre. Entre temps il avait apporté des vêtements de rechange puisque les anciens étaient imbibés de sang et abîmés.

Marianne conduit Annabelle dans son entreprise, chez elle. Là où elle avait sa chambre.

2019.11.14

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