Califourchon

Alexandra frappa à la porte de Chris après le dîner.
Elle savait qu’il était dans sa chambre dans ces horaires-là.
Il ne cacha pas sa surprise lorsqu’il la vit en ouvrant.
Il la jaugea l’air de lui demander ce qu’elle faisait là.
Espiègle comme elle l’était, mais tout de même gênée par la situation. Elle n’osa pas le regarder dans les yeux.

— Est-ce que je peux entrer… ?

Il se décala pour lui laisser la place de pénétrer dans son antre.
C’était une pièce assez modeste et simple. Rien de superflu. Le connaissant, ce n’était pas étonnant que rien ne traîne et que sa chambre soit impeccable.
À une exception près, son bureau. Il restait un carnet ouvert avec un crayon qui était posé là, comme s’il avait été interrompu.
Il soupira en refermant la porte et se retourna vers son élève qui était en train d’inspecter avec curiosité les alentours.

— Je peux t’aider ?
Dit-il avec impatience.

Elle s’assit, sans gêne, sur le rebord de son lit une place.
Elle tapota l’espace qu’il restait en invitant Chris à la rejoindre.

— Il est tard, ça ne pouvait pas attendre demain ?
Demanda t-il agacé.

Elle s’allongea sur ses genoux et ne tourna pas autour du pot.

— Est-ce que tu m’aimes ?
Demanda t-elle en le regardant droit dans les yeux.

Totalement prit de court par cette question, il bafouilla.

— P-pardon ? Si c’est une blague, ça n’a rien de drôle. Retourne dans ta chambre.

Il aurait voulu se lever et la forcer à sortir mais elle était allongée sur lui.

— Je suis sérieuse. Elle se releva et s’asseya sur lui à califourchon, le laissant dépassé par la situation.

— Qu’est-ce que tu fais ?!
Dit-il paniqué.

Elle avait passé ses bras autour de son cou et ses jambes autour de son torse.
Elle se pencha dans le creux de sa nuque pour l’embrasser.
Elle le sentit frissonner.
Il posa une de ses mains sur le bras d’Alexandra et l’autre sur sa cuisse, et la força à se dégager mais elle tenait bon. Il tenta de rester impassible.

— Arrête ça tout de suite.

Son ton était grave.
Alexandra ne se laissa pas décourager et elle profita de cette position pour se pencher de tout son poids sur Chris et le faire tomber dos au lit.
Son visage s’arrêta juste en face de celui du jeune homme qui la stoppa avant qu’elle ne se cogne contre lui.
Les yeux dans les yeux, Chris n’était pas à l’aise.
Elle le dévorait de son regard, attendant un pas de sa part.
Il n’aimait pas être ainsi en position de faiblesse.
Il prit un minuscule élan pour pivoter et faire rouler son élève sur le lit et qu’elle se retrouve dans la position où il se trouvait.
Il plaqua ses deux bras avec ses grandes mains de combattant, contre le lit, l’empêchant de se déplacer ou de tenter autre chose.
Il avait l’avantage d’être plus lourd. Ainsi sur Alexandra, elle était également immobilisée du bas du corps.
Il fit l’erreur d’approcher son visage et lui dire de se calmer.
Elle saisit l’occasion et avança sa tête pour l’embrasser.

2019.07.14

5 réflexions sur “Califourchon

  1. james dit :

    Je me demande si cette histoire, « califourchon », ne devrait pas être avant « Torse » ? Car quand j’ai lu « Torse », ça a fait un brusque changement de scène, et « califourchon » semble se situer avant.

    • « Torse » et « Califourchon » sont à part, tous les deux, donc il n’y a pas vraiment de suite ou d’avant. C’étaient des idées de scènes que j’avais dans la tête mais qui n’ont pas trouvé de place dans l’histoire principale. Une sorte de fan service à moi-même ! Haha.

    • C’est légèrement subtil et différent, dans l’un des textes, Chris la repousse lors de sa déclaration, alors que dans l’autre, elle prend les devants et Chris reste un peu plus maître de ses émotions. « Un peu ».
      P’tre que dans la suite, il va se laisser porter son baiser, qui sait !!!

  2. james dit :

    J’ai oublié une petite suggestion:
    « À une exception près, sur son son bureau restait un carnet ouvert avec un crayon qui était posé là, comme s’il avait été interrompu. » -> « À une exception près, sur son son bureau restait un carnet ouvert avec un crayon qui était posé là, comme s’il avait été interrompu. »

    • Je crois que tu m’as copié la même phrase… ? Ca fait plusieurs fois que je relis, et je vois pas la différence, donc p’tre que je suis juste débile 😀

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