Fièvre [R-18]

Il avait été drogué lors de l’attaque.
Il avait voulu la protéger et cette seringue s’était plantée dans son bras.
Ils réussirent à battre leurs opposants et il se sentit mal.
Ils étaient tous à terre, elle était déjà partie leur faire les poches.
Lorsqu’elle se retourna pour voir où en était son tuteur, elle le vit mal en point, il avait l’air fatigué et titubait. Il s’appuya sur le tronc d’un arbre et essayait de reprendre ses esprits.
Elle finit sa besogne et courut vers lui pour voir comment ça allait.
Sa queue de cheval au vent, les sangles de ses vêtements et le tissu étaient parfaits pour se déplacer.
Lorsqu’elle s’approcha, elle le vit en sueurs.
Elle s’inquiéta tout de suite.

— Est-ce que ça va ? C’est la seringue de tout à l’heure ? Tu te sens comment… ?

Elle était devant lui, elle observait son état et n’osait pas trop le toucher.
Il avait l’air de lui faire un signe de main.

— Ça va aller…
Dit-il péniblement, son souffle était saccadé.

Il avait la tête qui tournait.
Lorsqu’il lâcha l’arbre pour essayer de marcher, il eut un petit vertige et tendit par réflexe sa main vers elle, et il pencha vers le sol.
Elle l’attrapa par le bras et le rattrapa. Il était dans ses bras, la tête sur son épaule.
Sa carrure d’ours était imposante et il était presque improbable qu’elle arrive à tenir debout sans finir elle-même à terre sous cette montagne de muscles.

— Je suis désolé…
— Tu peux marcher jusqu’à la maison ?
— Je pense…

Ils rentrèrent à leur rythme.
Son état semblait s’être stabilisé.
Ils mirent le temps nécessaire, mais ils arrivèrent enfin chez eux.
Dans cette petite caverne dans la roche. L’entrée était camouflée par du lierre et des feuillages.
Elle l’aida à s’installer devant.

— Tu ne peux pas te coucher dans cet état, tu es couvert de sueurs. Attends-moi ici, je vais chercher des vêtements de rechange, on va aller se laver avant…

Elle se précipita dans l’ouverture et revint presque aussitôt avec de quoi se laver, se sécher et se changer.
Les affaires dans un sac à dos, puis elle l’aida à se relever et ils allèrent au point d’eau le plus proche.

— Merci…

Il avait la tête ailleurs.

— Comment te sens-tu ? Ça va un peu mieux ?
— Je crois…

Elle l’aida à se déshabiller.
On entendait très bien la cascade.
Alors qu’elle s’apprêtait à défaire la ceinture de son pantalon, il lui attrapa soudainement la main. Un peu rouge, il la regarda droit dans les yeux.
Elle fut prise au dépourvu.

— Je vais le faire.

Ce fut à son tour de virer au rouge et elle se détourna pour elle aussi se déshabiller et se laver.

La fraîcheur de l’eau lui fit du bien.
Elle regarda de loin si ça allait pour lui aussi.
Il entra dans l’eau et eut également l’air d’apprécier l’eau fraîche.
Il s’installa à un endroit où il avait pied, et s’accroupit.
Il avait l’air perdu dans ses pensées.
Elle nagea jusqu’à lui.
Il faisait nuit et on ne voyait pas grand chose à part des ombres qui cachaient leurs parties intimes.
Elle se mit derrière lui et lui frotta le dos.

— Tu te sens mieux… ?
Osa t-elle demander pour briser le silence.

Elle n’avait pas à être gênée, c’était tout à fait normal qu’elle l’aide vu son état.

— Oui… Merci.
— C’est ma faute… Je ferai plus attention à l’avenir pour que tu n’aies pas à me couvrir.

Il ne dit rien.
Il resta silencieux pendant qu’elle lui frottait et lui massait le dos.
Le vent souffla et elle se figea.
Elle était à moitié recouverte d’eau et le courant d’air lui glaça les os.
Il s’en rendit compte, et lui prit la main.
Alors qu’il était brûlant, elle était gelée. Elle avait toujours été frileuse.

— Merci, je vais finir. On ne va pas tarder à rentrer, il commence à faire frais.
— Tu es encore brûlant, j’espère que ta fièvre va retomber durant la nuit.

Elle avait fait le tour et s’était approchée de son front pour comparer leur température.
Il la regardait dans les yeux pour ne pas regarder autre part, elle était totalement nue.

— C’est toi qui est gelée… Rhabille-toi avant d’attraper froid…

Elle lui toucha le bras et le prit pour regarder l’endroit où la seringue s’était plantée.
Il restait un petit trou mais cela n’avait pas l’air très grave. Elle poussa un soupir de soulagement.

Il l’attrapa par la taille et eut terriblement envie de l’embrasser. Il se sentait bizarre et il se retint.
Elle le regarda avec des yeux ronds.
Il la serra dans ses bras pour la réchauffer.

— Merci de t’inquiéter, mais tu vas vraiment finir par être gelée si tu continues à rester dans l’eau.

Et il la posa à l’extérieur, comme une enfant vu sa petite corpulence face à la sienne.
Il attrapa une serviette qu’il lui jeta pour qu’elle se sèche.
Il finit de se laver et sortit également de l’eau.
Elle avait fini de s’habiller de son habit de nuit.
Une sorte de peignoir en coton.
Elle réunit leurs affaires et l’aida à marcher jusqu’à leur logement.
Lorsqu’il voulut la regarder, il vit malencontreusement sa poitrine dans l’entrouverture de son peignoir et il détourna son regard d’un air gêné.
Elle ne s’en rendit pas compte.
Enfin arrivés, elle l’aida à s’asseoir sur le lit.

Il savait ce que le produit faisait à son corps et ce n’était pas bon signe. Il ne pourrait pas passer la nuit avec elle dans cet état.
Il avait beau avoir une volonté de fer, le désir de son corps était plus fort à cause de cette drogue.
Alors qu’elle rangeait les affaires, lorsqu’elle passa à côté de lui, il lui attrapa le bras et lui dit d’un air très sérieux.

— Je vais dormir dehors. Je ne me fais pas confiance…
— Qu’est-ce que tu racontes ?

Elle ne comprenait pas, et répliqua.

— Je ne vais pas te laisser dormir seul dehors dans cet état. Arrête de dire n’importe quoi et dors.
— Écoute. La drogue agit de plus en plus dans mon corps et j’ai peur de ne pas pouvoir me contrôler. Ça ira.

Il se leva et s’apprêta à sortir.
Elle lui barra le passage et le força à se rallonger.

— Je ne suis pas d’accord.

Il était dépité et il rougissait de plus en plus.
Il se dit qu’il fallait qu’il lui montre de quoi il était vraiment capable pour qu’elle comprenne.
Il la plaqua contre la paroi du couloir, la main sur la surface, son visage à quelques centimètres d’elle.

— Tu ne sais pas à quel point il m’est difficile de me retenir… Je… Depuis tout à l’heure j’ai envie de toi… S’il-te-plaît, sois compréhensive.

Il ne pouvait pas avoir plus honte.
Comme s’ils faisaient une compétition, son visage vira également au rouge, presqu’autant que lui.
Elle prit son courage à deux mains et bafouilla quelques mots.

— Je veux bien… Si c’est toi…

Elle détourna le regard en disant ses mots, n’osant pas affronter sa réaction.
Il ne dit rien.
Il avait très bien entendu son murmure grâce à leur proximité mais il n’était pas sur à cent pour cent.

— Tu es sûre… ?

Elle tourna son visage vers lui et eut le courage de le fixer dans les yeux.

— Je veux que ce soit toi… Je… connais pas grand chose… mais si cela-

Elle crut mourir de honte et pendant qu’elle était en train de bégayer et chercher ses mots, il s’approcha d’elle et l’embrassa.
Elle lui rendit son baiser.
Il passa sa main dans ses cheveux et détacha son peignoir, laissant apparaître une partie de son corps jeune à la peau douce.

— Si tu ne veux plus, je comprendrais…

Il était au moins aussi gêné qu’elle mais il semblait moins souffrir vu qu’il ne se retenait plus.
Elle fit « non » de la tête et l’embrassa à son tour.
Passant ses deux mains autour de sa tête et dans ses cheveux.
Il la porta par les hanches et l’amena jusqu’au lit. Il lui retira le peignoir et commença à défaire le sien.
Elle l’aida à le lui retirer.
Elle put admirer sa carrure et ses muscles. Ainsi que ses cicatrices ci et là, qui parsemaient son corps.
Elle posa sa main sur ses épaules et commença à caresser des doigts les formes de ses muscles, inconsciemment.
C’était la première fois qu’elle avait le droit de faire ça.

Son membre était énorme et levé.
Elle en était toute gênée, presque plus qu’il la voit nue en pleine lumière.
Il l’allongea sur le lit et l’embrassa de nouveau et la caressa.
Elle se sentait bizarre, c’était la première fois qu’elle ressentait ce genre de choses, cette gêne mêlée au plaisir.
Elle ne savait plus où donner de la tête.
Il pénétra un doigt, doucement, lentement. Elle poussa un petit gémissement de surprise.
Il lécha ensuite son doigt ce qui la fit pousser un cri d’effroi.

— Mais… Ne fais pas ça !

Il la regarda en souriant.

— C’est delicieux pourtant…

Elle chercha à se cacher de honte, puis elle se redressa et s’approcha de lui.
Elle toucha de ses doigts fins son membre qui réagit aussitôt.
Il était brûlant, encore plus que son corps.
Elle le caressa de toute sa main puis, réduit la distance avec son visage jusqu’à lui lécher le bout du gland.
Il frissonna.
Il était à genoux sur le lit et il posa ses mains sur les épaules de la jeune femme.
Elle se vengeait à sa manière.
Puis elle y mit la bouche jusqu’à la moitié de la taille totale. Elle caressa gentiment le gland avec la langue et s’amusa à le titiller gentiment avec ses molaires.
Il poussa un gémissement de plaisir.
De temps en temps, il la regardait faire et cela lui donnait des frissons dans le dos, il avait l’impression de rêver.
Elle commença à faire des va-et-vient avec sa bouche, doucement, maladroitement, son membre était trop gros et grand pour qu’elle puisse le mettre en entier dans sa bouche.
Il trouvait ça très agréable.

— Où as-tu appris à faire ça… ?
Gémissait-il.

Elle remettait ses quelques mèches de cheveux rebelles derrière son oreille. Et le regardait avec des yeux baissés, comme si elle avait fait une bêtise et demandait son pardon.
Il ne pouvait que craquer.

— Laisse-moi goûter aussi…
Dit-il avant de lui sauter dessus.

Il l’embrassa avec la langue, ce n’était que de cette manière qu’il pouvait savoir quel goût il avait, mélangé avec la salive de sa partenaire.
C’était à son tour de gémir. Il la rallongea et vérifia qu’elle était assez humide pour tenter une pénétration.
Il s’arrêta un instant et lui redemanda une nouvelle fois.

— Tu es sûre… ? Tu peux encore refuser…
Disait-il, en se contrôlant et en la regardant d’un air très sérieux.

Elle fut touchée qu’il s’inquiète à ce point pour elle. C’est vrai qu’elle était anxieuse, son membre était énorme et elle se demandait comment cela allait pouvoir entrer en elle.
Elle lui sourit et lui tendit ses deux bras ouverts.

— Oui… Je te veux…

Elle rougit de plus belle.
Il ne se fit pas prier et l’embrassa de nouveau.
Il essaya d’y aller petit à petit et d’entrer son pénis. Il y pénétra que le bout avant de sentir une résistance. C’était son hymen.
Elle semblait souffrir, il se retira et lui demanda si ça allait.
Elle le rassura et lui demanda s’il pouvait recommencer, mais de la laisser faire ensuite.
Il obéit. Il fit pénetrer le gland et elle commença à bouger un petit peu ses hanches.

— Est-ce que c’est agréable… ?
Il hocha la tête.

Elle lui tint le torse de ses petites mains et bougea à son rythme jusqu’à ce qu’elle soit totalement trempée.

— Est-ce que tu peux réessayer de… ?

Il se positionna et y alla doucement mais força un peu l’entrée. Il pénétra peu à peu mais son pénis entra presque entièrement dans son vagin.
Elle poussa un cri de surprise mélange à du plaisir.
Lorsqu’il la pénetra tout du long, il s’arrêta et observa si elle n’avait pas trop mal.
Il lui tenait les hanches.
Il remonta ses mains et lui caressa du bas ventre jusqu’au bas de sa poitrine.
Elle frissonna et il la sentit le serrer tout autour de son membre.
Il gémit de plaisir à son tour.
Elle s’amusait de le voir dans cet état, avec un petit sourire au coin de sa petite bouche, elle recommença à bouger lentement ses hanches jusqu’à trouver son rythme de croisière.
Il semblait perdre le contrôle de son corps, il eut à plusieurs reprises des frissons dans le dos et la laissa faire. Profitant de la situation.
Puis la voyant s’épuiser progressivement.
Il l’attrapa par les cuisses et imposa son rythme à lui.
Il lui prit les mains dans les siennes.

— Dis-moi si je te fais mal…
Souffla t-il entre deux coups de bassin.

Elle gémissait timidement à chaque va-et-vient. Sa respiration saccadée, ne sachant plus quand reprendre son souffle, l’excitait encore plus.
Il savait qu’il n’avait plus tout à fait toute sa tête, c’était la luxure de son corps qui lui dictait ses mouvements. Cependant il essayait de garder le contrôle de ses sentiments et faisait attention à ne pas blesser cette personne si chère à son coeur.
Il voyait qu’elle était à sa limite, elle fatiguait.
Il lui caressa le visage et l’embrassa avant de se retirer.
Elle entrouvrit ses yeux.

— … Encore…
Quémanda t-elle.

Il ne put s’empêcher de pouffer de rire. Il avait l’impression d’entendre une enfant faire son caprice.
Il voyait bien qu’elle était épuisée.
Elle l’attrapa par le bras.

— Tant que tu n’as pas fini… Je n’ai pas fini…
Murmura t-elle, à moitié endormie.

Il approcha ses lèvres de son oreille.

— Tu es fatiguée…
— Non… Encore…
Suplia t-elle.

— … Est-ce que je peux venir en toi… ?
Demanda t-il en jouant avec ses mèches de cheveux sur l’oreiller.

— Oui…
Souffla t-elle.

Dans son état, il se demanda si elle n’aurait pas dit oui à n’importe quoi.
Il lui sourit et lui murmura dans le creu de l’oreille.

— Je vais faire vite, alors…

Il était encore dur comme fer, et elle était trempée à souhait. Il la souleva par son torsa, la portant jusqu’à ses genoux, et l’enfila doucement. Elle s’affala dans ses bras, elle l’enlaçait autour de son cou, sa poitrine s’écrasant contre le torse musclé de son partenaire. Elle lâcha un soupir.
Elle avait sa tête sur son épaule, de sorte qu’elle entendait très bien sa respiration, mais il entendait également la sienne, et ils sentaient réciproquement la chaleur de leur haleine dans leur nuque.
Il la souleva lentement pour la faire redescendre et ainsi envelopper et caresser son membre. Elle semblait également apprécier, vu qu’il l’entendait gémir doucement dans son lobe.
Il répéta ces gestes pendant quelques minutes avant de ne plus pouvoir résister.
Le plaisir était trop bon et il la sentait se resserrer à la base. Cela lui procurait des sensations inimaginables.
La chaleur, l’humidité, les frottements.

— Je… Je vais jouir…
Lâcha t-il.

— D’accord…
Souffla t-elle.

Elle bougea son bassin une dernière fois, en se resserrant plus fort que jamais.

— …Ah- ! Si tu fais ça, je-
Jura t-il.

Dans un dernier élan, il y mit également plus d’entrain avant de relâcher toute la pression.
Elle sentit une substance tiède la remplir de l’intérieur.
Son membre trembla encore une ou deux fois avant d’arrêter toute activité.
Lorsqu’elle se retira, un liquide blanc translucide s’écoula d’elle et recouvrit son pénis.

— C’est… érotique vu d’ici.
Dit-il en souriant.

Elle ne savait pas quoi ajouter de plus. Il la porta et l’allongea dans le lit et alla chercher de quoi s’essuyer sans en mettre partout.
Il passa également un coup de serviette entre les jambes de la jeune femme qui s’endormait déjà.
Il l’embrassa sur le front et la recouvrit de la couverture.

— On est bon pour changer les draps…

Il profita de la vision de sa belle endormie, les cheveux en bataille et quelques gouttelettes de sueurs sur sa peau lisse.
Il éteint la lumière et se coucha à ses côtés.

2016.06.03

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.