Étages

Elle se réveilla dans un lit double.
Elle était habillée et allongée sur la couverture.
Cela ne sembla persque pas l’étonner.
Elle se releva, machinalement, comme si tout cela était tout à fait normal.
Elle observa même pas la pièce et ouvrit la porte qui donnait vers l’extérieur.
Elle s’arrêta sur le palier, songeuse.
Elle se demanda enfin ce qu’elle faisait ici.
Elle n’avait pas de lit aussi grand, et elle n’avait aucun souvenir d’être allée dormir chez un inconnu.
Elle commença à paniquer.
Elle regarda aux alentours et tenta d’analyser la situation.
Elle était face à une rambarde. À sa droite et à sa gauche, de nombreuses portes qui devaient également donner sur des chambres.
Elle se rapprocha de la rambarde et recula d’un pas.
Elle ignorait à quelle étage elle se trouvait, mais elle fut prise de vertiges.
Elle se demanda si elle se trouvait dans une tour.
De nombreuses personnes semblaient aller et venir des étages inférieurs.
En levant la tête, elle aperçut d’autres étages.
Elle crut rêver lorsqu’elle vit que les étages semblaient apparaître et disparaître au fur et à mesure, au-dessus et en-dessous d’elle.

Alors qu’elle tentait de deviner le rez-de-chaussée, les mains sur la rambarde, de manière prudente.
Une voix l’interpela.
Elle sursauta et le fixa en serrant ses doigts sur le bois.

— Tu es nouvelle ?

Elle le regarda avec des yeux ronds.
Il était dans un uniforme à la fois simple et sophistiqué, avec de nombreux détails et un ruban doré. Il était éblouissant.
Elle se regarda, elle était vêtue d’un vieux jeans et d’un pull un peu trop grand dont les manches cachaient ses poignets.

— Tu as un uniforme qui t’attend dans l’armoire de ta chambre. Tu peux aller te changer, je t’attends ici.

Sa voix était calme et douce.
Elle le remercia d’un hochement de tête et retourna dans ce qui était sa chambre.
Il y avait bien une armoire immense qui contenait le même type d’uniforme que le garçon, sauf que le sien était composé d’une jupe.
Par miracle, le vêtement était pile poil à sa taille.
Lorsqu’elle se vit dans le miroir, elle eut un frisson dans le dos. Elle avait les cheveux en bataille. Elle en profita pour se les brosser rapidement et ressortir de la pièce.

2015.09.14

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