Soirée arrosée [R-18]

Il m’avait alors invitée à dîner ce soir là. Il était de nature à être occupé et avait réussi à se libérer en cette soirée. Il était rare ces derniers temps de se trouver du temps pour discuter entre nos horaires de travail.
Il avait commandé une bouteille, pour l’occasion, je pensais qu’il avait besoin de déstresser un peu et puis on ne risquait rien, on habitait à quelques mètres du restaurant.
Moi qui bois rarement, j’avais fait exception à la règle. Pour lui faire plaisir et pour ne pas gâcher son geste.
On a beaucoup discuté et rit. Comme on le faisait autrefois. Cela nous avait manqué.
Nous sommes sortis du restaurant, il faisait nuit, les lumières de la ville semblaient irréelles devant mes yeux embués par la fatigue et le peu d’alcool que j’avais bu.
Nous étions tel un couple.
Je lui avais cramponné le bras et il était un peu chancelant tout comme moi. On était euphorique.
On s’amusait du regard des autres.

— Tu n’aurais pas du boire autant… !

Il marchait à peine droit.

— T’inquiète pas, je tiens bien l’alcool… !

Il jouait le jeu.
Il prit un air sérieux et de sa main gauche il attrapa quelques mèches de mes cheveux. Il carressa ma joue, puis tout se passa très vite, il approcha son visage du mien et m’embrassa.

— Je n’ai jamais cessé de te regarder.

Je n’arrivais plus à quitter son regard. Je rougissais.
J’avais tout autant perdu ma voix.

— Q-qu’est-ce qui te p-prend… ? Ne te moque pas de moi…

Nous n’habitions plus vraiment ensemble, il logeait dans son service pour médecin et devait être disponible à tout moment. Et il avait été plus simple pour moi d’avoir une chambre dans mon service d’infirmière.
En ce week-end il rentrait à la maison pour se reposer au calme, il avait prit un jour de repos.
Il rougissait aussi. Il ne dit rien jusqu’à ce qu’on arrive à l’appartement.
J’avais un double des clés.
Il s’allongea sur le canapé dans le salon. Encore tout habillé.

— Tu pourrais te changer au moins !
Lui dis-je pour le gronder.

J’essayais de ne plus penser à son geste, jetant la faute sur l’alcool.
Il fit semblant d’être déjà assoupi, puis il ouvrit un oeil.

— Aide-moi à enlever mes chaussures… Je suis trop fatigué…

Je poussais un soupir et l’aidais quand même à ôter ses chaussures.
Apres ceci, je m’approchais de lui.

— Tu veux pas aussi que je te porte dans le lit non plus ?
— … Et la chemise ?
Dit-il d’un air moqueur.

Comme il fermait ses yeux, je commençais à deboutonner son haut.
Je rougissais.
Il m’attrapa brusquement la main et me fixa droit dans les yeux.
Je me figeais et le regardais aussi. Il m’avait surprise.

— J’étais sérieux tout à l’heure…
– … De quoi ?…

Il me tira doucement vers lui et m’embrassa de nouveau, cette fois-ci le baiser était plus long et doux.

— Pour ça.

Il se pencha et glissa du canapé, il était tombé sur moi, j’étais au sol.
J’étais paralysée, que devais-je faire ?
Il me regardait fixement, je soutenais son regard. Sa main gauche me tenait le bras droit à terre et sa main droite était posée à gauche de mon visage.

— S… ‘il-te-plaît… Ne t’enfuis pas…

Il dit cela d’une petite voix avec une pointe de tristesse.
Il approcha de nouveau son visage. Je fermais les yeux et il m’embrassa longuement et langoureusement.
Je lui rendis son baiser.
Je me sentais bizarre. Quel étrange sentiment.
Il est vrai que j’ai toujours eu un pincement au coeur quand je le voyais discuter et rire avec d’autres jeunes filles, sur notre lieu de travail.
Nous n’étions pas liés par le sang mais j’ai toujours pensé qu’il ne me considérait que comme sa petite soeur. Refoulais-je tous ces sentiments qui n’avaient pas lieux d’être ?
Je ne devais pas me réjouir trop vite, il agissait comme cela à cause de la boisson. Je me détestais de profiter de ce moment, mais même si je n’y avais droit qu’une seule fois, une seule et dernière occasion, je la saisissais. Avec un peu de chance il oublierait tout ça le lendemain matin.
Il lâcha prise et toujours de sa main gauche, il la glissa jusqu’à ma propre main et mes doigts et la serra.
De sa main droite il descendit jusqu’à mes hanches.
Je me laissais faire.
Il me souleva et porta jusqu’à la chambre.
Il me posa délicatement sur le lit, il enleva ma culotte, ma robe puis mon soutien-gorge.
Quand il eut fini, je l’aidais à enlever sa chemise, son pantalon et son boxer.
J’étais rouge et il en était tout autant.
Chacun n’osait rien dire.
La lumiere était restée éteinte.
Il me caressa tout doucement, comme s’il avait peur de me briser.
J’étais embarassée et je n’arrivais pas à reflechir. C’était agréable.
Je lui carressais le torse, puis de sa main droite, il prit ma main et la guida jusqu’à son pénis. Il était tout dur et brûlant. À mon tour je l’ai caressé, de mes deux mains. Il poussa au soupir de plaisir.
J’étais toute rouge. Son gémissement était adorable. J’arrivais à lui donner un peu de plaisir.
En poussant ce petit soupir, il lâcha ma main et posa la sienne près de mon visage, sur lit, pour l’empêcher de s’écrouler sur moi. Je sentais qu’il avait du mal à se contrôler.
Il mit un doigt, je me crispai un peu. Alors, il prit un air surpris et me regarda dans les yeux.

— … Tu es vierge ?!

La lumière de la ville qui se réfléchissait à travers la fenêtre et dans la chambre.
J’étais tellement embarassée que je n’ai pas eu le courage de répondre, alors je fixais un coin de la chambre.
Il se redressa et de sa main droite, il caressa mes cheveux et mon visage.

— Je te promets que je serai doux. N’aie pas peur. Je ferai en sorte que tu aies le moins mal possible.

Il continua de me caresser, je n’en pouvais plus, c’était trop agréable, j’avais joui. Il s’en était rendu compte. En même temps il m’embrassait et me caressait le long de mes hanches. De ses grandes mains chaleureuses.

(Elle a jouit… Elle est si mignonne… Adorable… )

— Je vais te donner plus de plaisir…

Il retira sa main.
Ma main sur son pénis ne faisait plus grand chose. Je ne faisais que le tenir. Puis je le tenais par la taille. De ma petite main sur son beau corps. Il était un peu musclé. Sa peau était douce. Je l’aimais.
Il me prit par la main et la serra.
De sa main droite il prit son pénis et le caressa contre mes lèvres inférieures.
C’était humide. C’était moi qui était aussi humide. La chaleur de son pénis était agréable. C’était si doux.
Il s’allongea sur moi, sa tête à côté de la mienne, je sentais son souffle sur mes tempes et j’entendais sa respiration saccadée.
Il écarta un peu mes jambes de sa main.

— Relaxe-toi. Je ne te ferai pas mal, si c’est le cas dis le moi.

Il pénétra petit à petit. Je poussais un petit gémissement.
Je sentais que ca n’entrait pas.
Il me regarda.

— Je suis désolé, je te fais mal ?

Je secouais la tête.

— … Continue… Je suis heureuse que ce soit toi…

Je crus voir une larme au coin de son oeil.
Il finit par me pénétrer. Je le sentais à l’intérieur de moi.
Je le serrais de ma main droite.
Nous ne faisions plus qu’un.
Il essaya de bouger. Très lentement.
De ses deux mains il me porta et m’embrassa encore.
Il était extraordinairement doux.
Il se retira à sa limite et jouit sur mon corps.
Comme pour se faire pardonner, il fit couler un bain et revint vers moi.
J’étais épuisée, il m’avait fait jouir plusieurs fois. Il s’assit à côté et m’embrassa encore.
Il était là, à m’observer. Sous tous les angles, j’étais littéralement à nue. Tout comme lui.
Il me porta jusqu’à la baignoire.
C’était une grande baignoire qui pouvait faire jacuzzi. Je me demandais s’il avait déjà utilisé cette fonction.
Cet appartement dans un grand immeuble de luxe était un peu son caprice. N’ayant que peu de temps pour lui il avait décidé de le prendre pour la belle vue et pour son plaisir personnel bien qu’il n’y passait pas souvent de temps. C’était bien trop spacieux pour lui seul.
Mon corps tremblait encore d’émotion, il me posa doucement dans l’eau à température parfaite. Il avait même fait mousser.
Il entra à son tour et me prit dans ses bras.
Tout cela me semblait si irréel.
Cet appartement ressemblait tellement à un hotel pour couple.
J’étais fatiguée.
Il m’aida à me nettoyer puis alla chercher quelques vêtements dans la penderie.
C’est vrai que j’y avais amené et laissé quelques affaires que je ne pouvais garder dans ma petite chambre de service.
Je me levais pour me sécher lorsque je perdis un peu l’équilibre. Il me rattrapa. Il était tout nu. J’étais enveloppée dans ma serviette.
On mit notre pyjama.
Il me prit par surprise et me porta telle une princesse jusqu’à son lit.

2012.08.07

2 réflexions sur “Soirée arrosée [R-18]

  1. james dit :

    Normalement je suis pas fan de ce genre de texte, mais t’arrives à rendre cela touchant à mes yeux. En particulier le début, où tu sens l’hésitation des deux, et la sincérité de leur amour.
    Je sais pas comment bien expliquer, mais le fait que les deux ne soient pas sûr de l’attachement de l’autre, les rends bien plus attentifs l’un à l’autre, et j’aime beaucoup cela.

    • Je crois que j’ai compris que tu n’étais pas fan de ce genre de texte 🙂
      Sois indulgent, je crois bien que c’est un de mes tout premiers textes R18, et à vrai dire, je préfère la partie avant que la partie pendant.

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