Épée

Elle était adossée à une pierre, blessée, acculée.
Elle n’avait plus aucune flèche à son arc.
Le sang coulant du coin de sa bouche ainsi que de ses quelques blessures sur son corps.
Elle avait été touchée sur les flancs et elle tentait d’arrêter l’hémoragie comme elle le pouvait.
Elle sentait la fin.
Un guerrier marchait vers elle, une épée à la main.
C’était un ennemi. Il s’arrêta devant elle et pointa sa lame sur sa gorge.
Elle le regarda et sourit.
Il n’était pas moche et elle se moqua d’elle-même de penser qu’elle se ferait tuer par un si bel homme.
Elle ferma les yeux et accepta son sort.
L’épée se planta à travers son torse.
Elle sentit la lame la transpercer, la douleur lui coupa le souffle et elle tomba sur le côté.
Il retira l’épée et la laissa se vider de son sang.
Sa vision se troubla et elle ferma les yeux.
Il était temps pour elle de partir.

Elle entendit des pas lointains s’approcher d’elle.
Une voix familière l’appela et cria son nom.

Son frère venait de tomber par hasard sur son corps et demandait de l’aide d’urgence.
Elle respirait encore.
Elle se fit emmener par des médecins.
Entre la vie et la mort.
Il ne pensait pas retrouver sa soeur de sang dans un tel champ de bataille.

Réveillée dans un lit de luxe, elle reconnaissait l’odeur nostalgique.
Son frère était à ses côtés et attendait qu’elle ouvre les yeux.
Elle était recouverte de bandages et de pansements.
Elle voulut sortir de la chambre pour visiter les lieux et se rendre compte de ce qui venait de se passer.
Elle pensait que sa famille l’avait oubliée, elle avait totalement oublié les détails de son enfance. Ses souvenirs refaisaient surface.
Ses instructeurs, ses gardes, ses professeurs.
Ses parents. Ils vinrent la voir.
Elle était habillée dans des vêtements trop grands pour elle, c’étaient ceux de son frère.
On lui mit une cape pour qu’elle soit présentable et ils annoncèrent à tout le monde qu’ils l’avaient retrouvée.
Elle monta sur le trône et elle reconnu le chevalier qui l’avait achevée sur le champs.
Lorsque leurs regards se croisèrent, il se figea et se mis à genoux pour demander pardon.
Elle le releva et tenta de cacher ce fait.

Elle était la princesse et héritière.

2015.07.10

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.